Les chroniques de SAliar la Sage : La Genèse - Table des Matières

Les chroniques de SAliar la Sage : La Genèse - Table des Matières
_______________________________Première partie - Un monde_______________________________

La Genèse
---- * La conception
---- * Darth Plagueis "le sage"
---- **L'annonce (1) - (2)
---- ** Le cri du Nenta (1) - (2)
L'attaque du village
---- * Qu'as tu mon bébé ?
---- * Le gong d'alerte
---- * Caché vos yeux les enfants !
---- * La naissance du mal
---- * Amer victoire
---- * De nouvelles vies
La naissance de SAliar
---- * Dans l'attente
---- ** La délivrance (1) - (2)
Le Sacre et la mort
---- * Doux instant et l'Ipogé
---- * Une ombre
---- * Les larmes de SAliar
---- * Le Sacre et la mort
---- * Le dernier cadeau de SAlisaba.
---- * Le chagrin de SArdwill
---- * Epilogue

________________________Deuxième partie - Les chevaliers du destin________________________



Le massacre de Merido
---- * Prologue : "Nom d'un jedi !"
---- * Le Songe d'Obi-Wan et de SAliar
---- * "Il viendra des étoiles"
---- * Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix.
---- * Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance
---- * Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité
---- * Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie (1) - (2)
---- * Il n'y a pas de mort, il y a la Force
La trahison de Saheri
----* Le piège ...
----* ... ce referme
----* Dans la haine
----* La souillure
----* Les gardiens de l'ordre jedi
----* La rencontre
----* La marque
----* Libération
SAliar la Sage
----* Jour de paix
----* Le pardon de SAliar
----* Le rideau d'eau


_____
Suite des Chroniques de SAliar sur ce blog -----> Chronicle Star Wars




Merci a Lunaie qui, la première, ma donnée ma chance et à Priscilla, qui ma révélée, me donnant les pleins pouvoir me permettant de m'épanouir totalement ...

Cette histoire vous est dédiée.


PS : excusez mes fautes d'orthographe ... Merci.





Mes autres fiction :

Choniclestarwars
Deuxième partie des Chroniques de SAliar la sage, suivait les aventures de Qui Gon Jinn, Obi-Wan kenobi et Siri Tachi qui sont amenés a revenir sur Ksa'Ann afin de retrouver un mystérieux artefact jedi. Mais jusqu'où leur mènera cette quête ? Et qu'elle mystère ce cache derrière des paroles sibylline ?

Le pouvoir du Ootha
Faisant partit des Chronique de SAlair la sage, cette histoire se déroule après l'épisode II.
Obi-Wan et Anakin auront du soucis a se faire, lors d'une nuit de qui voyait l'inauguration d'un opéra. Attenta et enlèvement les mettrons face au danger et à leur propre doutes ...
(Comporte des scènes olé-olé !)

La vengeance de Bora
Suite de la fiction le Pouvoir du Ootha, La vengeance de Bora
vous mènera dans les méandres d'une passion a peine avoué sur fond de mise à mort

Destinyskywalker
Un univers parallèle : Deux après la chute de la République, Obi-Wan et Anakin Skywalker parte sur le monde d'Alena ou serait morte Padme Skywalker. Mais le monde se révèle vite plein de bonne et de mauvaise surprise. Un sournois souverain, une chaleur anormal, un peuple au abois et le l'apparition d'une créature chère au c½ur d'Obi-Wan. Quand a Anakin, il trouvera sur Alena bien plus que ce qu'il était venus chercher !

Woodsberrybook
Une histoire qui n'a rien a voir avec Star Wars ... Fantastique au XIX ... Une confrérie secrète combat les créatures de l'ombre le tout raconter au travers d'extrait du journal de la jeune Eleanor Woodsberry
# Posté le samedi 29 décembre 2007 12:51
Modifié le jeudi 04 juin 2009 07:54

La Genèse - La conception

La Genèse - La conception


Une paix durable semble perdurer dans l'univers.
La grande République continue de dispenser loi et justice au monde lui étant affilié
et cherche à accroître son domaine tandis que la corruption continue
de s'étendre au sein du sénat.

Ksa'Ann, terre d'accueil des Wallelinns, des Ethosiens et des Norvals.
Monde perdu au-delà de la bordure extérieure.
Planète contrariée entre la chaleur et l'humidité.
Entre ses déserts arides et sa végétation luxuriante
Berceau d'une puissance inextinguible
Monde calme et paisible
où vit l'harmonie qui ne voit pas la menace gronder à l'horizon


- 54 B.Y. (bataille de Yavin)



Il est peu de jours de pluie que Ksa'Ann endurait dans un cycle. Mais à chaque fois, les ondées salvatrices, en période de mousson, étaient des plus torrentielles et noyaient le paysage.
Presque recroquevillées, deux ombres progressaient lentement sous la pluie, montant un noufle. L'animal, trois fois plus grand qu'un lézard des sables à six pattes, se déhanchait pour avancer, ne paraissant pas décidé à accélérer le pas malgré les protestations de son maître.
SAlidor s'en voulait de ne pas avoir écouté sa compagne, SAlisaba, au départ de Généba. La délivrance de la femme qu'elle était venue accoucher avait été longue et difficile. Mettre deux enfants au monde n'était pas chose aisée. Mais sa compagne avait su aider au mieux la mère et les bébés. Et il lui avait tenu à coeur ensuite de se hâter de rentrer retrouver leur propre enfants. Pas qu'il redoutât quoi que ce soit pour eux. Le clan des SA veillait sur les siens. Mais SAlidor s'inquiétait de SArdewill, l'aînée de ses enfants, qui aimait exercer sur la fratrie ses penchants tyranniques. Et voilà que la tempête les avait surpris à mi-chemin au loin de la frontière entre Ethos et Wallellinn.
SAlisaba se rapprocha de son compagnon, pour mieux se faire entendre de la pluie :

- Il nous faut trouver un abri. La pluie va durer des heures. On ne peut pas continuer ainsi.
- Mais où aller ?
se renfrogna SAlidor qui regrettait son entêtement à vouloir rentrer de suite.
SAlisaba regarda tout autour d'elle. Le pays d'Ethos n'avait pas de secrets pour elle. C'est la terre qui l'avait vu naître et jouir de sa jeunesse. Ses souvenirs la ramenèrent quarante-sept ans en arrière prêts de vieilles ruines où ses s½urs et elles aimaient jouer.
- Prend sur ta gauche.
SAlidor, d'un geste ramena ses cheveux noirs et mi-longs en arrière, passant au passage une main sur son visage ruisselant de pluie. Il regarda dans la direction proposée et ne vit qu'une pente dangereuse et de la végétation en contrebas.
- Il n'y a rien là-dessous et un orage approche. Se retrouver sous les arbres est bien trop dangereux.
- Fais-moi confiance.

SAlidor s'apprétait à objecter mais s'il est bien une chose qu'il devait concéder à sa compagne, c'est qu'elle ne se trompait jamais. Tirant sur les rênes, le Ksa'Annien bifurqua sur le côté et le noufle descendit la pente sans difficulté. Il ne leur fallut pas plus de dix minutes alors pour se retrouver dans une minuscule clairière ombragée. Au loin le tonnerre supplanta le son discordant de la pluie, menaçant de son approche. SAlidor regarda tout autour de lui et ne trouva aucune ruine.
- Il n'y a rien.
- Si, regarde
, fit sa femme en pointant du doigt un point invisible.
SAlidor entraperçu entre des lianes fleuries une masse noire. Descendant de l'animal, il s'approcha, précédait de sa femme qui marchait précipitamment pour se mettre à l'abri. Tenant toujours les rênes du noufle, SAlidor pénétra dans un long couloir et la pluie ne fut plus qu'un lointain souvenir. Une étrange chaleur régnait dans ce lieu et une odeur de terre sèche faisait frémir ses narines qui refluaient les particules de poussière. Prenant dans la sacoche que portait l'animal une torche, il l'alluma et le couloir fut inondé de lumière. Un simple corridor vaste, sans aucune décoration sur la surface si ce n'était une frise aux formes géométriques.
- Tu venais jouer ici ? demanda SAlidor en se débarrassant de son long manteau trempé jusqu'à la trame.
- Oui. fit-elle en souriant, dévoilant son visage marqué d'aucune trace de vieillesse - Il y a un escalier là-bas qui mène dans une grande salle pleine de bas-reliefs. Et il y a aussi une grande porte de métal noir.
- Et qu'y a-t'il derrière cette porte ?
demanda-t-il en se rapprochant de sa compagne.
- Je l'ignore. Elle est trop lourde. Nous ne sommes jamais arrivés à l'ouvrir mes soeurs et moi.

SAlisaba et SAlidor laissèrent le noufle dans le couloir et s'enfoncèrent dans le long tunnel. Comme à chaque fois qu'elle avait pénétré ce lieu son corps fut pris de frissons incontrôlés qui lui chatouillaient jusqu'à l'échine. Pour elle cela signifiait toujours les ennuis et pourtant il ne s'était jamais rien passé dans ce lieu..
Évoluant dans un dédale de couloir, ils parvinrent au pied d'un large escalier sculpté dans la masse rocheuse laissant place à une pièce circulaire immense. Quatre grandes colonnes, au fût simple, soutenaient un dôme qui se perdait dans le noir. Sur le sol, de grandes dalles de pierre encerclaient une surface noire et polie faisant dans les quinze mètre de diamètre. SAlidor descendant les escaliers vit alors la fameuse porte. Ses proportions était impressionnante et il comprenait que des enfants ne parvienne pas a l'ouvrir. Continuant sa descente il remarqua alors les murs recouverts de bas-reliefs. Des scènes vivantes montrant des êtres prenant des positions de méditation, de réflexion ou s'apprétant à la bataille. Jamais SAlidor, pourtant fin amateur d'art n'avait contemplé de telles ½uvres et il était convaincu au plus profond de lui qu'elles n'étaient pas le fruit d'un natif de Ksa'Ann. C'était tout autre chose. Certain de ces êtres n'avaient même rien d'humain. Des figures d'habitant d'autre planète ; d'autre origine. Ksa'Ann ne s'ouvrait au autre mondes que depuis peu, pour SAlidor donc, la surprise était plus grande encore.

- Impressionnant, non ?
- Oui, r
épondit rêveusement SAlidor qui contemplait une femme, du moins lui semblait-il, drapée d'un long manteau et tenant entre ses mains une boule. Au-dessus d'elle, un rayon partait en tous sens et frappé un objet volant.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda SAlidor avec l'espoir que sa compagne en connaisse la réponse.
- Je ne sais pas. Mais regarde celui-là. Au pied de l'escalier SAlidor rejoignit sa compagne venue se ficher devant un pan de mur. Visiblement la représentation d'un champ de bataille, plusieurs personnages, humain ou non, tenaient entre leurs mains de grands bâtons.L'étrange halo qui entourait ces armes suggérait qu'ils étaient en feu ou luminescents.
- Cela me fait penser au nenta, fit SAlisaba
SAlidor, grand érudit traduisit dans son esprit les origines même du mot nenta, la subtile contraction en ancien Wallelinn de deux mots qui ne convenait guère à cette arme. Les nentas étaient de longues épées de plus d'un mètre trente. Composé d'une lame souple, et aiguisé, le maniement en était difficile et nécessitait, au combat, de rester en perpétuel mouvement afin de ne pas perdre l'équilibre. C'était une arme redoutable dont les origines se perdaient dans l'histoire et dont le nom : nenta ; "Lame de feu" paraissait plus approprié a ce que ces êtres tenaient dans leur mains, dispensant puissance par leur simple vue.
- Qu'en penses-tu ? demanda SAlisaba, sortant SAlidor de ses pensées.
- Peut-être... SAlidor reporta son attention sur sa femme. Sa robe rose cendre, trempée, restait plaquée sur son corps frissonnant. Lui-même, n'aimait guère le contact de sa tunique noire, dégoulinant de pluie sur sa peau - Faisons un feu.

__________



Au-dehors la tempête faisait désormais rage et les roulements du tonnerre trouvèrent dans les couloirs de ces ruines, refuges pour une nuit.
SAlisaba, ouvrit lentement les yeux. Un bruit avait rompu son sommeil. Rien à voir avec l'orage. C'était un son plus furtif, presque un murmure. Un chuchotement à son oreille qui lui avait ordonné de se réveiller. Intriguée, la jeune femme se redressa et examina la pièce vide. Puis, son regard se posa sur la grande porte métallique devenue menaçante à la lueur des braises encore rougeoyantes. Le large portail se mit alors à vibrer et les ondulations s'élargirent de plus en plus, se frayant un chemin jusqu'à eux.
Apeurée, SAlisaba se retourna pour réveiller SAlidor. C'est alors, qu'avec effroi elle vit émerger de la dalle ou elle reposait, des doigts, des mains, des bras noirs. Ces membres, sorties des ténèbres, agrippèrent son compagnon qui demeurait endormi, emportant avec eux son corps, qui s'enfonçait, inexorablement dans la dalle noire devenues une boue visqueuse.

- SAlidor ! cria SAlisaba pour le réveiller. Mais rien n'y fit. Elle tendit sa main pour rattraper son compagnon dont seul la tête restait encore à la surface.
Soudain, SAlisaba sentit les bras ceindre différentes parties de son corps et l'emmener à son tour. La jeune femme se débattit, cherchant vainement à se défaire de ses doigts qui pénétraient sa chair. Lentement elle s'enfonça dans le liquide qui avait maintenant une odeur nauséabonde. SAlisaba hurla de terreur voyant ses derniers instant venir tandis que la boue pénétrait ses narines et étouffait se dernier sursaut de lutte. C'est alors qu'une voix claire raisonna dans la grande salle :
- Lâche-la !
SAlisaba poussa un dernier cri quant elle ouvrit les yeux. Elle expira bruyamment contre la poitrine de son compagnon qui la serrait fort contre lui. Réalisant qu'elle venait de rêver, SAlisaba plaqua ses mains sur le torse de son compagnon, savourant la réalité : ils étaient en vie.
- Calme-toi. - Lentement SAlidor caressa les cheveux blonds de SAlisaba, lui apportant un peu de réconfort - Tu as fait un rêve
- C'était un cauchemar.

SAlidor n'osait demander s'il s'agissait d'un rêve de lumière. Un songe dicté par les anciens et que seule la conscience de sa compagne percevait car douée de prescience.
- Tu ne me le demandes pas ? murmura SAlisaba.
SAlidor ne fut même pas surpris qu'elle ait su qu'il se soit posé la question
- Non.
SAlisaba se pressa un peu plus contre lui, retrouvant la chaleur de sa poitrine nue. Si longtemps qu'ils n'avaient pas profité d'un moment à deux. Leurs cinq enfants leur prenant tout leur temps et leur espace. Se blottissant, elle fut envahie d'une chaleur qui empourpra ses joues, traversa son corps tout entier. Et un instant elle ne fut plus elle-même. SAlisaba libéra ses épaules de la couverture qui la recouvrait, mettant a nu sa poitrine.
- Fais-moi l'amour, lui demanda-t-elle dans un souffle de plaisir.

SAlidor, étonné, considéra sa compagne. Mais comment résister à ses lèvres charnues, aux tréfonds de ses yeux bleus et clairs, à la douceur de sa peau et à ce corps qui n'avait presque rien perdu malgré toutes ces grossesses. SAlidor exauça le désir de SAlisaba et prit entre les siennes les lèvres gorgées d'amour. Il aimait si fort SAlisaba et plus encore quand il la possédait.
# Posté le jeudi 03 janvier 2008 05:35
Modifié le jeudi 04 juin 2009 05:59

La Genèse - Darth Plagueis "le sage"

La Genèse - Darth Plagueis "le sage"


Quelque part dans l'univers


Dans l'immensité de la galaxie, il voyageait en toute quiétude. Éprouvant les sentiments d'âmes sans importance ; effleurant les sources même de la vie et de la mort. Regardant avec sa conscience ce que l'avenir réservé à l'univers ; le chaos et la désolation étant maître de ce futur qui ne le ravissait pas totalement. Puis, un échos l'interpella. Son c½ur se mit à battre fort dans sa poitrine. D'anciennes voix, résurgence d'un passé trouble et si lointain se réveillèrent à lui. Et ce bourdonnement incessant dans sa tête chuchotant à son oreille ce qu'il avait oublié quelque part, lui donnait l'impression d'être enfermé dans son propre corps. N'étais ce pas déjà le cas d'ailleurs ? Il respira profondément et en appela à la Force pour apaiser les ardeurs de son c½ur, détendre ses muscles contractaient ; son esprit éprouvait.
Seul dans sa chambre, le muun se redressa de sa couche. Son être vibrait encore du message qu'il venait de recevoir. Le côté obscur avait crié à son oreille. Quelqu'un avait pénétré le sanctuaire. Doucement, l'ombre se leva et alla se poster devant un large miroir reflétant l'image de son corps vieillissant. Malgré toutes ses capacités et toute sa maîtrise de la Force ; malgré la découverte du pouvoir ultime ; il ne pouvait faire reculer le temps aussi aisément. Mais il avait déja tant vécu. Sa tête d'un blanc crayeux et allongé alla de droite à gauche, faisant craquer les os de sa nuque. Ses yeux enfonçaient dans leur orbite, n'avaient plus l'éclat d'autrefois. Il vieillissait : Oui ! Mais, pourtant si âgé, il restait encore si fort.
Lentement, par sa seule volonté, les lumières de sa chambre éclairèrent de leur sobriété, le minimalisme de la pièce au mur terre-brune. Peu de meubles si ce n'était une table ronde et deux chaises, un lit et une étagère pleine d'holobook. Une tenture pourpre cachait la baie qui donnait sur un paysage morne.
Le Muun s'habilla, les yeux perdus dans ses pensées. Il avait trop attendu. Il était temps de cacher la menace une bonne fois pour toute. D'empêcher quiconque de la faire sortir.
Son pas résonna dans le sombre couloir au mur taillé dans la pierre de Schist. Il aimait le calme et le silence qui régnait dans cet ancien temple sith ou ne vivait plus que des ombres et de vieux souvenirs. Pénétrant sur la petite aire d'appontage, en plein air, il se retourna vivement. Son apprenti le surprenait de jour en jour depuis quelque temps et cela commençait à l'inquiéter. Il était pourtant si fier de son disciple. Cet humain de vingt-huit ans était à la hauteur de son enseignement. Il trouvait en lui une résonance à ses propres inspirations qu'il reniait pourtant encore et toujours. Car il n'était pas pour rien qu'on le surnommé "le sage". Il avait appris, dévoilé toutes les arcanes de la Force quel qu'en soit son pendant et pourtant il restait une part de lui qui le menait vers le bien, ajustant ainsi un équilibre qui le rendait imperméable à l'irraisonné.

- Que veux-tu apprenti ?
demanda t-il de sa voix enrouée.
- Où allez-vous maître Plagueis ?
- Là où je vais tu ne viendra pas Sidious !

Les deux ombres, dont le vent fort faisait claquer leur longue toge, se toisèrent. Chacun cherchant à sonder l'autre ; à se cacher de l'autre. Finalement, l'apprenti fit une légère inclinaison de la taille.
- Bien, maître.
Plagueis expira longuement.
- Bien, bien ... Pendant mon absence, profites en pour libérer ton esprit de toutes ces folles pensées qui l'obscurcissent. Tu dois asservir ta colère et non le contraire.
Sentant la main de son mentor sur son épaule, le jeune homme se redressa.
- Oui maître.
Darth Plagueis, satisfait, rejoignit le petit C-16 Norien dont la forme éfilé et le lustre corrodé du fuselage, le faisait ressembler au bec d'un oiseau Orsh.
- Nous en parlerons à mon retour, tonna Plagueis à l'adresse de son apprenti en s'engouffrant dans l'appareil.
La rampe se releva dans un sifflement et le vaisseau en quelques instants ne fut plus qu'un point lumineux dans le ciel rougeoyant. Darth Sidious inspira pronfondément se maudissant d'avoir laissé un instant son maitre percevoir son âme.

- C'est cela. Nous en parlerons à votre retour, Maître Plagueis.
Un sourire étrangement carnassier se dessina sur les lèvres fines de Darth Sidious qui attendait, patiemment, son heure.

__________



Darth Plagueis marcha d'un pas lent sur le sol sec de Ksa'Ann. Voilà des décennies qu'il n'avait pas foulé de ses pieds cette terre. A chaque aspiration il sentait la Force s'immiscer en lui et chaque expiration la faisait s'envoler, laissant un peu d'elle dans son être. La Force était si vivant ici, que le sith se demandait parfois si elle n'avait pas élu domicile en ce monde. La nuit était claire et les deux lunes Onna la Contemplative et Onni la tourmentée, étaient réunies pour quelques heures seulement. Le ciel était clair dans cette plaine. Les étoiles miroitant dans leur écrin. Certaines naissaient tandis qu'il posait ses yeux sur elle et d'autres se mourraient. Qui parmi elle ne transmettraient plus leur éclat à la prochaine union des deux lunes, car la lumière aurait terminé, alors, son long voyage. Il aimait se poser ces questions qui lui rappelaient son insignifiante existence.
Darth Plagueis reprit sa marche, s'engouffrant dans la végétation, il arriva enfin prés de la porte du sanctuaire. Grande ouverte, elle était restée un lieu d'accueil pour les voyageurs égarés. Mais, quand viendrait le jour où l'un d'entre eux parviendrait à ouvrir la grande porte noire devant laquelle il se tenait désormais. Le sith s'en approcha et d'un arc de la main, la grande porte métallique répondit à son ordre et s'ouvrit de bas en haut. L'air vicié, enfermé dans ce lieu depuis des temps reculés, s'échappa dans un sifflement. Le traversant à son passage, il charriait avec lui une odeur de renfermé. Le noir dominait l'antre, prêt à engloutir le visiteur qui venait de perturber son sommeil.
Elle était toujours là. Elle n'avait pas bougé. Darth Plagueis eut le désir, un bref instant, d'aller la voir. De la tenir dans ses mains. Mais sa sagesse prit le pas sur cette idée folle. Il referma la lourde porte qui tonna quand les créneaux s'encastrèrent dans leur habitacle. Après avoir contemplé une dernière fois les bas-reliefs qui ornaient les murs, racontant le passé, le présent et l'avenir de l'univers, il reprit les marches et sortit du sanctuaire. Elle devait demeurer ici et nulle part ailleurs. Et viendrait le jour où il devrait se résoudre même à la détruire.
Le sith grimpa la pente après avoir fermé les portes du sanctuaire.

Serait-ce suffisant ? ce demanda-t-il brusquement.
Figé sur la rampe d'accès au vaisseau, Darth Plagueis regarda la vallée en contrebas. Toute la végétation n'avait pas suffi à cacher le sanctuaire. Les portes fermées ne suffiraient pas devant un jedi ou un quelconque utilisateur de la Force. Il s'en fallait de peu qu'elle s'échappe un jour. Il devait la noyer dans la masse, la faire disparaître des yeux de tous. Son regard se porta plus sur l'horizon de l'autre côté de la vallée, où sur les hauteurs d'une falaise ce perchait un lac immense nourri par un torrent qui se déversait sans discontinuer. L'éclat des deux lunes se refletait sur la surface de l'eau.
- Ces deux lunes aussi grosses et orgueilleuses l'une que l'autre méritent d'avoir chacune son miroir. Plagueis sourit à ses mots.
Sondant dans les entrailles de la Force, il ferma les yeux et voyagea de l'autre coté de la vallée. Puis de ses bras tendus à l'extrême il effectua une pression incommensurable et d'un simple relâchement de ses membres, un pan tout entier de la falaise s'effondra dans la cuvette, écrasant fleurs et arbres. La brèche laissa s'échapper l'eau du lac qui noya la vallée. Le Sith s'en retourna à l'intérieur du vaisseau, satisfait de lui. Bientôt, cet endroit ne serait plus qu'un enième lac dans le paysage de Ksa'Ann.

__________



Sur Coruscant - Temple jedi


Les cris s'évanouissaient au profit de pleurs tandis que la jeune notolan approchait de la porte d'une des chambres du dortoir des novices. La porte s'ouvrit en deux pans, dans le plus grand silence. Dans la pièce éclairée d'une veilleuse, trois enfants étaient éveillés et regardaient éberlués, apeurés ou à demi-réveillés le quatrième qui se calmait difficilement.
- Couchez-vous. Intima Nosica d'une voix douce. Toi aussi Quilam.
Les petits se mirent dans leur lit mais restaient concentrés sur leur camarade de chambrée. Nosica approcha de l'enfant de trois ans, aux cheveux ébourriffés et s'assit au bord de son lit.
- Eh bien qu'est-ce qui ne va pas ? Tu as encore fait un cauchemar ?
Le petit garçon acquiesça. Nosica prit dans ses bras l'enfant et le berça tendrement.
- Ce n'est rien. Tu veux en parler ?
Après un lourd silence, l'enfant parla d'une voix monocorde :
- Je vois un petit garçon s'enfoncer dans de la boue noire.
- Et ce petit garçon, est-ce toi ?
- Non.
- Tu te souviens de ce que maître Yoda t'a dit.

D'une petite voix plaintive le petit garçon répondit :
- Il a dit que : si on y croit, peur, font les mauvais rêves.
Les rirent cristallins des deux garçons et de la petite Mon Calamarie emplirent la pièce. Nosica les imita tout autant amusée devant cette parfaite imitation du maître jedi.
- Crois-tu en ce vilain rêve ?
- Un peu.

Nosica sourit, à cette réponse mi-figue mi-raisin, typique des enfants de cet âge. Même si au fond d'elle-même, la Force intérieure lui disait que ce songe n'était peut-être pas à négliger. Le petit était très sensible à la Force. Maître Yoda l'avait bien précisé et demandait a ce qu'il soit surveillé. Doucement, la jeune jedi obligea le petit garçon à s'allonger. Consciencieusement, elle le borda.
- Tu peux te rendormir. Les mauvais rêves ne viendront plus cette nuit.
- Oui, Maître Nosica.

Nosica resta assise, caressant le front de l'enfant jusqu'à ce que ses yeux se ferment. Jusqu'à ce qu'ils dorment tous. Jusqu'à ce qu'elle soit sûre que plus rien ne viendrait perturber le sommeil du jeune novice Obi-Wan Kenobi.
# Posté le mardi 08 janvier 2008 15:50
Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:01

La Genèse - L'annonce (1)

La Genèse - L'annonce (1)
Dans le pays de Wallellinn

Humains, les Wallellinns n'avaient que pour caractéristique d'être bruns ; la peau légèrement tannée par les vents forts et le soleil de Ksa'Ann Divisé en clans, on comptait vingt trois clans majeurs et une trentaine de clans mineures. Les clans dispersés dans plusieurs villages ou dans les trois grandes cités : Merido, Masa et La cité Blanche ; restaient scindés en quartiers. C'est dans la grande cité Blanche de Wallellinnn que se trouvaient les membres de la Sage Clarté. Un conseil de douze sages regroupant les trois pays Norval, Wallellin et Ethos et qui guidait la vie des Wallellinn, avait également instance sur les deux dirigeants des pays Norval et Ethos élus par le peuple.
Les Wallellinn étaient des gens calmes et paisibles, vivant en harmonie avec les Norval et jouissant du fruit de leur labeur. A leur conscience n'avait d'importance que le pouvoir des mots et la sagesse qu'apportaient les plus pondérés. Certains croyaient au pouvoir de l'esprit mais pour la plupart des Wallellinn il s'agissait là de don impropre a leur esprit logique. Les Wallellinn étaient également connus pour leur manque total de pudeur et les tenues légères de ces dames en étaient un brillant démonstratif.





Le village de Noos, flanqué dans une petite crevasse à l'abri des vents secs et brûlants de Ksa'Ann, filait des jours tranquilles depuis des siècles et des siècles. Les maisons faites de torchis ocre s'encastraient les unes sur les autres, grignotant la parois rocheuse. A son pied une rivière nourrie par le lac Atsounn offrait eau et aire de jeux pour les plus petits. Tout était calme et chacun vaquait à ses occupations,ne se doutant pas de la tension qui régnait dans la chambre des Mots. Cette pièce ou se réunissaient les quatre sages du village, était faite de murs blancs, d'un sol tapissé d'un patchwork de tapis et avait entendu bien des discours, bien des confidences, bien des secrets au fil du temps.
Les quatre sages qui guidaient la vie des habitants du village étaient réunis pour une séance extraordinaire, à la demande de deux d'entre eux : GIsta O du clan des GI O ; le clan des tisseurs et SAlidor, du clan des SA ; le clan des Orateurs.
Voilà deux cycles maintenant que le pays d'Ethos avait élu comme chef suprême Gerst et aujourd'hui certains commencaient à s'inquiéter des propos qu'il tenait dans de longs discours pouvant parfois durer des heures. Mais il n'y avait pas que cela qui inquiétait SAlidor et GIsta O.
Le vieux SAkotra écoutait avec interêt les propos tenus par la toute jeune GIsta. Ses yeux fatigués ne quittant pas les cheveux brun foncé de la jeune fille qui voyageait sur sa nuque dénudée, a chacun de ses mouvement de tête. Frôlant au passage la tunique indigo qui lui servait de robe et qui dévoilait une partie de sa jeunesse.

- Ses propos étaient presque indécents. Féroces même à l'égard des Norvals.

- Vraiment ? demanda SAkotra.
- Oui - répondit SAlidor - Nous avons passé une après midi entière à l'écouter avec GIsta O. Il en résultait dans ses mots que les Norvals étaient une menace. Une engeance qui un jour viendrait massacrer les Ethosiens pour venir leur voler leur savoir et leur technologie.
- C'est ridicule
- fit SAkotra - Les norval sont de sages pacifiques et ils ont signé avec nous le traité refusant la technologie des autres mondes. Cette culture que nous offrait la République de Coruscant et qui représenterait un danger à notre mode de vie. Nous devons rester en accord avec la nature pour pouvoir entendre la voix des anciens.
SAlidor eut un rictus malencontreux, SAkotra avait été élevè par les norval et parlait, pensait comme eux. Le vieille homme percevant ce sourire concentra ses propos sur son voisin :
- Je sais ce que vous pensez des prodiges et autre chamanes et prophètes, SAlidor. Mais vous ne pouvez nier que la femme avec qui vous vous êtes uni est de ceux-là.
- Oui,
avoua d'une voix morne SAlidor qui n'aimait guère ce qu'il considérait comme des contes de bonne femme. Pourtant, il devait bien avouer que ces don existaient et que SAlisaba en était douée.
- Ce n'est pas la question du jour, repris SAlidor.
- Ce ne sont que des mots, coupa Romo.
- Sage SAkotra, vous dites vous-même que les mots sont des armes tranchantes - Le sage souffla dépité. SAlidor poursuivit - Si il n'y avait que les mots, sage SAkotra, nous ne nous serions pas inquiétés de la sorte, GIsta O et moi. Mais ils étaient si nombreux à l'écouter. Une foule entière qui appréciait chacun de ses mots. Il en est bien parmi eux qui auront apprécié les pensées de Gerst et qui voudront mettre en oeuvre ses ambitions belliqueuses. Gerst sait bien manoeuvrer. Il définit les Ethosiens comme une race ... supérieure. De quoi nourrir leur envie de gloire.
- Une poignée d'imbéciles,
fustigea Romo.
SAkotra posa sa main sur celle de Romo afin de calmer ses ardeurs. Fraîchement promu, le jeune homme s'était exclu de tout clan pour plus d'impartialité. Mais sa jeunesse jouait encore contre lui et il avait du mal a canaliser sa passion.
- Sage SAkotra - reprit GIsta O - Ils l'écoutent, ils l'entendent. Ils vibrent à chacun de ses propos. Ils ... Ils ont acquis la technologie. Les portes de certaines maisons s'ouvrent seules. Il ont de ses machines volantes ...
- Des vaisseaux,
repris SAlidor
- Des vaisseaux qui vont dans l'espace - continua GIsta O - Et des armes qui tue à distance.
SAkotra fut parcouru d'une frisson :
- Ils veulent se défendre, mais contre qui ?
- Je ne crois pas qu'ils veulent se défendre, sage SAkotra.

Cette dernière phrase était lourde de sens et chacun mesura l'impact qu'elle représentait, dans un instant de méditation. Jusqu'à ce que Romo prenne la parole.
- Ils ne feront rien. Gerst est seul ?
- Il suffit d'un homme ... Un seul, pour emporter une foule dans la folie, Romo. N'oublie jamais le pouvoir des mots. Nous allons prévenir au plus vite le conseil de la Sage Clarté. Les mettre en garde. Ils sont l'instance supérieure qui régit nos trois pays. Ils parleront avec Gerst et calmeront sa flamme.
- Espérons que cela suffise sage SAkotra,
termina GIsta O en ramenant contre sa poitrine une main respectueuse.
SAkotra, Romo et SAlidor le lui rendirent. La séance était fini.

__________



Descendant les marches de pierre, SAlidor et SAkotra se tenaient côte à côte.
- Est-ce vrai ce que l'on m'a rapporté sage SAkotra ? demanda SAlidor le sourire aux lèvres.
- Que t'a t'on rapporté, mon ami ?
- Que vous seriez parmi les futurs désignés pour entrer au temple de la Sage Clarté et peut-être même faire partie des membres du conseil.

SAkotra sourit à son tour :
- Oui. Je ne sais si je suis réellement à la hauteur de cette honneur, SAlidor.
- Vous êtes de loin le plus raisonné de cette région, maître. Si votre nom a été pensé et cité c'est que votre sagesse est reconnue par tous. Et vous êtes en plus un grand orateur.
- Tous comme toi, SAlidor.
- Mais moi je ne serais jamais un sage.
- Bien sûr que si.
- SAkotra stoppa sa progression à mi chemin des marches, laissant une ribambelle d'enfants les dépasser en criant joyeusement - SAlidor, tu es un homme modéré. La sagesse t'est toute acquise le jour ou tu accepteras de suivre son chemin. Et tu le sais. Tu es encore jeune, tu n'as que soixante-deux ans. Je ne doute pas un seul instant qu'un jour tu te retrouves toi même au temple de la Sage Clarté.
SAlidor eut un sourire gêné, s'avouant à lui-même que cette pensée lui était agréable.
- Que me caches tu, SAlidor ?
Celui-ci allait mentir mais à quoi bon :
- SAlisaba est à nouveau "grosse".
- Aaah !
- sourit SAkostra les yeux illuminés de joie. Il tapa l'épaule de SAlidor pour le féliciter - Un sixième enfant ! Tu en as cinq, n'est ce pas ? Trois garçons et deux filles ?
- Oui
, répondit SAlidor amusé.
- Et quel sera le sexe de cet enfant à venir ?
- Comment voulez-vous que nous le sachions ?
- Ta femme est une accoucheuse. Elle ne se trompe jamais, c'est une anlusinn.

SAlidor n'aimait pas que SAlisaba soit désignée par ce mot dont on nommait ceux qui avaient le don. Ceux qui étaient à part. Il toisa fièrement SAkotra qui le regardait avec intensité, se moquant bien des préjugés de son ami. Finalement SAlidor ravala sa fierté :
- SAlisaba dit que c'est une fille.
- Trois garçons, trois filles. Un bon équilibre. Alors qu'est-ce qui t'inquiète ?
- MANa, le ventre de la mère de SAlisaba lui a dit qu'elle ne verrait pas sa cinquantième année. SAlisaba a peur de mourir après la délivrance ... et moi aussi.

SAkotra hocha la tête, comprenant la situation. La réputation des visions de MANa la "sagace" n'était plus à faire.
- SAlisaba peut libérer son ventre. Le ton de SAkotra oscillait entre la proposition et la question.
- Elle est tourmentée. Elle voudrait se libérer de ce bébé à venir mais une part d'elle veut garder le ventre plein.
- SAlidor...
- la voix de SAkotra fut plus grave - Il s'agit du destin de SAlisaba. Pas le tien. Cette décision lui appartient pleinement.
- Je sais.


SAlidor ne prononça plus un mot et les deux hommes finirent par se quitter, se perdant dans les dédales du village.
# Posté le samedi 12 janvier 2008 14:48
Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:02

La Genèse - L'annonce (2)

La Genèse - L'annonce (2)

SAlisaba se leva. Les cris de ses enfants, étaient devenus son quotidien, mais en cet instant elle ne les supportait pas. Doucement elle s'approcha de la fenêtre. Une brise chaude s'engouffra dans la maison, maglré tout, un frisson l'envahit. Elle avait peur. Pas pour elle, ni pour ses enfants qui se chamailleient les restes du repas, ni pour son compagnon qui tentait de les apaiser. Sa peur était dirigée vers les Norvals.

- SAlisaba, ça va ?
- Oui,
répondit-elle a SAlidor sans même lui prêté attention
- Tu est pâle.

Aussitôt les enfants se turent et regardèrent leur mère. Chacun attendait fébrilement si des mots allaient être mis sur le mal-être du ventre qui les avait abrités. SAlisaba se retourna et contempla ses enfants. SArdwill son premier-né de douze ans ; une tignasse noire, rebelle, à l'image du jeune garçon, dont l'oeil vif et la langue bien pendue le mettaient déjà hors du clan des orateurs. SAdi qui de ses onze ans se montrait déjà d'une grande pondération ; digne héritier des SA. SAïani, sa première fille, qui à neuf ans, les cheveux mi-longs, avait les traits de son père. Et sa curiosité pour son métier d'accoucheuse, faisait penser à SAlisaba qu'un jour elle souhaiterais en faire de même et changerait de clan elle aussi. SAhu, six ans, qui portait sur son aînée des yeux glorieux ; le petit garnement de la famille qui avait un talent certain pour les bêtises. Et la petite dernière, SAïna, trois ans. La seule qui avait hérité des trais Ethosien. A l'inverse de ses frères et soeur aux cheveux bruns et aux yeux noirs, la petite fille était blonde comme les blés. Seuls ses yeux bleu sombre, trahissaient le métissage entre une ethosienne et un wallellinn. Cette enfant curieuse de tout, vivante et ouverte aux autres, la rendait presque naïve.
SAlisaba avait aimé porter chacun de ses enfants. Resplendissant de bonheur au fur et à mesure que son ventre s'arrondissait. Elle revivait chacun des coups donnés par l'un d'eux. Elle les revivait tant ils étaient gravé dans sa mémoire. Et se souvenait sans difficultés le jour de leur naissance. Quel que soit son destin, elle ne pouvait vider son ventre et briser celui de cet enfant dont elle préssentait un grand avenir.
- Je vais avoir un bébé, dit-elle en s'adressant à ses petits.
Les réactions furent diverses. SArdwill pesta ; SAdi sourit, accueillant déja l'enfant ; SAïani demandait déjà ce qu'elle pouvait faire et si elle pourrait assister à la délivrance ; SAhu engouffra une pleine main de pila dans sa bouche déjà pleine, prononcant des mots incompréhensibles et SAïna regarda son père qui exprima une joie toute modérée.
- Tu est sûre ? lui demanda-t-il, inquiet.
- Je l'aime déjà, sourit-elle.
- Ada ? - demanda la petite SAïna - Comment on fait les bébés ?
Le silence fut total et SArdwill sourit a l'idée des explications qu'il pouvait fournir. Une tape sec sur le haut du crâne calma ses ardeurs.
# Posté le mardi 15 janvier 2008 17:35
Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:03