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Le Sacre et la mort - Les larmes de SAliar

Le Sacre et la mort - Les larmes de SAliar

Pris dans une étrange torpeur qui le faisait avancer machinalement, SAlidor passa le péristyle fait de sable cristalisé et jeta un regard respectueux sur le fronton représentant trois sages. Chacun tenaient entre ses mains les offrandes de la connaissance : L'esprit, la parole, le coeur.
Son pas résonna légèrement dans le long couloir de marbre mordoré et SAlidor passa la grande porte donnant sur la salle des "mots volants" C'est ici que les sages donnait leur conseille. C'est dans ce lieu saint qu'il pénétra, s'engouffrant au coeur du temple de la SAge Clarté. D'ordinaire seule des murmures inaudibles pouvaient être entendu dans cette pièce, mais aujourd'hui, régissait une effervescence solennelle et pas un regard ou un hochement de tête ne lui était pas destiné. Avant même de passé devant les Sages et d'être Sacré, il était reconnus parmis ses pères, et tandis qu'il se demandait où aller, tenant dans ses bras SAïna, une troupe de Sage, de dignitaires et d'anonyme venus assister à cette cérémonie exceptionnel, vinrent à sa rencontre.
SAlidor apprécia de façon modéré d'être désormais le point de mire de tous et apprécia que certain s'occupe alors de ses enfants. Reconnaissant, l'intelligence de l'un, la malice de l'autre, la beauté naissante de l'ainée et l'innocence de la plus petite, les mettant sur le même pied d'égalité que leur père.

- Ah SAlidor mon ami ! Mon fils ! fit la voix forte, ce soir, de SAkotra qui était parait de ses attributs de sage.

SAlidor lui offrit le plus grand des sourires. C'était grâce à SAkotra si ce soir il était intronisé parmis eux. Les quatre sages Norvals, du conseil des Sage avaient disparus. Bien entendu chacun se doutait, avec tristesse ou résignation, ce qu'il pouvait être advenus d'eux. C'était ainsi. Les Novals disparaissaient un beau matin et on ne les revoyaient jamais. Où était-ils ? Ils avaient du fuir les Ethosien pensèrent beaucoup ? Mais SAlidor appréhendait une tout autre vérité bien plus sinistre celle-ci.
Malgrès ce point obscur la vie continuait ; conseil ce devait d'être représenté par douze Sages pris parmis les initiés du Temple. Et en remplacement des quatre élus, lui seul avait été proposé.
- SAkotra, Sage conseillé, salua SAlidor qui voulait se montrer plus respectueux que d'ordinaire.
- Ah, voyons Pas entre nous mon fils. Et comment va tu petite SAïna ? demanda-t-il à la petite fille qui s'émerveillait de voire le feu danser sur les murs peint d'or.
- SAhu veut manger ma langue, répondit-t-elle
Les deux hommes rirent de cette menace et SAkotra entraîna Salidor et les enfants dans le noyaux de Sage. Dans moins d'une heure aurait lieu la consécration.

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SAlisaba étira légèrement le bras gauche de SAliar qui luisait de l'huile de rose qu'imprégnait sa mère en un massage délicat. Ce moment intime qui ne pouvait être vécu qu'entre une mère et son bébé avait suffit à calmer quelque peu SAliar et Salisaba s'en félicita. Pourtant, elle aussi à son tour devenait nerveuse. Il régniait autour d'elle une atmosphère qui distillait une odeur putride.

"L'odeur de la mort" lui avait dit un jour MANa. Ce soir quelqu'un allait mourir.

Tremblante, elle continua de masser sa petite fille entièrement nue et qui plongeait dans ses yeux un regard d'une intensité incroyable. Elle ne souriait pas, ne babillait pas. Aucun chouinement ou gémissement de satisfaction. Elle restait silencieuse et ne la quittait pas. SAlisaba cessa son tendre moment et tenta de lire dans les prunelles bleu de son bébé. Ses yeux rayonnait étrangement. A y regarder de plus prêt, une sorte de vague or, voyageait dans ses pupilles dilatées. SAliar était devenus étrangement immobille. Si SAlisaba ne sentait pas sous ses doigts chaud le coeur de son bébé battre elle l'aurait cru morte. Elle reconnus alors ce phénomène pour avoir déja vu le ventre qui avait abrité sa mère, en être la proie. Son bébé resté allonger, les bras et les jambes écarté et vivait un rêve éveillé ; un songe de lumière.
Doucement SAlisaba passa sa main sur la joue de SAliar et souffla son prénom, mais l'enfant n'eut aucune réaction et restait plongé dans sa transe. Puis, après avoir laissée passer une bonne minute elle réitéra son appel et cette fois optint une réaction vive qui lui fit pousser un léger cri. SAliar lâcha un long vagissement avant de ce remettre à pleurer avec plus de force que sur le bas de porte au départ de son père et de sa fratrie. Ausitôt, SAlisaba la prit dans ses bras et la berça en marchant le long de la pièce.
Mais c'était vainement et rien ne paraissait la calmer. Inquiète, SAlisaba se positionna dans l'encadrement de la fenêtre espérant un bref instant que SAlidor serait déjà de retour. Mais la rue resté vide et seule les deux lunes sur le point de s'accoupler dans le ciel était le témoin des larmes de SAliar.
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La salle du Sacre était oval est réduite en taille. Les murs fait d'une pierre blanche, était peinte d'herbe fine qui courrait en tout sens, affolés par un vent invisible. Le sol de nacre brillait sous le peu de lumière. Des colonnes à cannelure ondulées, parcouraient le pourtour de la pièce. Quand à la voûte, elle était ouverte en son milieu, offrant un puit de lumière en plein jour et laissait voir, pour l'instant, les lunes Onna et Onni qui s'aimaient d'un amour stérile et tourmenteur. Juste éclairé par trois vasques de lampe torve, la foule c'était assemblée. Elle était imprégnée de gravité et de joie mêlé en voyant entrer par la grande porte celui qui avait été choisit parmis les plus sages.

SAlidor marcha lentement, portant sur son dos un lourd manteau noir. Il tenait dans une main un cube luissant de forme géométrique bleu et dans l'autre une sphère toute aussi lumineuse et verte. Deux artefacts dont tous le monde ignorait comment elle pouvait briller ainsi.
Les douze sages prient place en cercle autour de SAlidor qu'en il eut atteint le centre de la pièce.

- A genoux Salidor, fils de SAgor et de FEreonna,
tonna la voix de loi le plus vieux des Sages.

SAlidor s'agenouilla voyant en face de lui, derrière la Sage YORlinda, ses enfants qui appréciaient tous autant, l'honneur fait à leur famille.

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SAlisaba après avoir habillé d'une robe immaculé SAliar, continua de la berçer, la pressant contre son sein dans l'espoir qu'un peu de son lait maternel finirait par la calmer. Mais cette mâne naturelle fut refuser par le bébé qui gesticula encore plus, pendant un long moment. Puis, les cries ce transformèrent en pleures et les pleures devinrent des larmes sourdes. Le visage rouge et gonflé de SAliar rendait SAlisaba fébrile. Jamais auparavant elle n'avait vu sa fille dans un tel état, comme si elle voulait la prévenir d'un danger ; de quelque chose qui ourdisait dans l'ombre de cette nuit. Cette impression révéillait sans difficulté dans sa mémoire, l'attaque du village et la certitude qui l'avait envahi, en considérant que son bébé, vivant dans son ventre l'avait avertit du massacre.
Toutefois, SAliar se rasséréna, puis ses paupières se mirent à tomber lourdement par intermittence. Pourtant si friante de sommeil, l'enfant combattait le sommeil qui la gagnait enfin.
La porte s'ouvrit silencieusement et la mort pénétra dans la maison. Trouvant dans le noir de quoi dissimulait la noirceur de son âme. Il entendit au-dessus de lui le bois craquer sous la pression des pas. Il referma la porte de bois et posa sa main sur la rempart de l'escalier après avoir inspecté un instant la pièce de séjour. Urbua, détendit ses muscles et inspira profondément.

# Posté le lundi 03 mars 2008 04:36

Modifié le jeudi 04 juin 2009 07:41

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