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Le rideau d'eau

Le rideau d'eau

Qui Gon Jinn resta à discuter avec les sages et Berenn. Comme de vieux amis, ils paraissaient vouloir rattraper le temps perdus. En vérité, il n'était pas de plus simple moment que celui de partager ses impressions, ses instants troublant. SAliar se sentit étourdit d'entendre toute ces choses qui lui rappelait trop de souvenir obscur. Les oreilles envahis d'un bruit sourd ou les mots se mélangeaient, elle fini par prendre congé en toute discrétion. Obi-Wan n'avait pas manqué de la voir partir tant son être ne voyait, entendait, sentait qu'elle. Il voulait courir à sa suite, mais ses prérogatives de jedi prenaient le pas sur le reste et il la vit disparaître, derrière une colonne.

- Obi-Wan ?
Le jeune homme sourcilla en regardant son maître.
- Pardon, fit-il timidement.
- Ce n'est pas grave. Tu peux disposer j'ai de toute façon des choses à dire avec le conseil. Profite de cette journée.
- Merci maître.

Le jeune padawan ne ce fit pas prier et après avoir salué avec déférence les Sages et son mentor, il s'éloigna tranquillement.
__________


Obi Wan descendit les escaliers qui menaient au jardin du Temple. Il ne pouvait s'empêcher d'aller retrouver la jeune fille qu'il suivait à la trace de son seul parfum. Echappant, espérer t-il, à la vigilance de son maître qui semblait afficher une méfiance à son écart qu'il ne comprenait pas.
Le jardin était un havre de paix ou la nature avait pris ses aises, s'élevant de toute part avec anarchie. Offrant un foisonnement d'arbre, de plantes et de fleur divers aux couleurs éclatantes. SAliar se tenait debout prêt d'un mince rideau d'eau qui monté à hauteur d'homme. Silencieusement il s'approcha d'elle et se mit de l'autre coté du mur. Le visage de la jeune femme était troublé par l'eau et lui rendait une image confuse de sa beauté. Après un moment de silence ou il lui laissa le temps de prendre conscience de sa présence, Obi-Wan rompit le clapotis de la fontaine.

- Je ... Je trouve admirable ce que vous avait fait ... Peu de gens aurait était capable de surmonter la ranc½ur au prit du pardon.

Malgré le rideau, Obi Wan vit la jeune fille avoir un sourire presque triste et ne lui donner aucune réponse. Dans un même élan ils se mirent à marcher chacun de son coté, frôlant de leur doigts le mince le rideau d'eau. Avançant à pas lent il brisèrent sa chute pour mieux la laisser se refermer à leur passage comme une cicatrice se refermant dans l'instant. Obi-Wan ne pouvait que remercie les médecin d'avoir rendus a SAliar son visage mais qu'en n'était-il des cicatrices de son l'âme ?
Tout à leur parcourt tranquille, leur doigts finirent par ce toucher et ils restèrent ainsi lié par ce contact juste séparé par ce voile d'eau qui dispensait son chant cristallin ; continuant de marché silencieusement.
Obi Wan et SAliar étaient éprouvés par ce contact qui leur faisaient ressentir des émotions nouvelles. Et pour rien au monde l'un et l'autre ne l'aurait rompus, profitant de chaque instant. Les deux jeunes gens arrivèrent en bout de chemin et le rideau prit fin. Les doigts alors se rencontrèrent vraiment et tous deux les regardèrent ce frôler, ce caresser.
Il semblait si loin le jour ou ils avaient échangés leur premier regard. Si loin le temps ou SAliar rêvait de ce mystérieux amant dans l'espoir de le voir véritablement. Il était si loin le temps de son innocence perdu à jamais et qui aurait pu l'entraîner à se blottir dans ses bras tandis qu'Obi Wan se rapprochait d'elle. Si prêt, que leur corps ce touchèrent presque. Obi-Wan sentit sa respiration devenir difficile, sans comprendre pourquoi et une étrange chaleur l'emporta dans un état presque second.
Tremblante, presque perdu, SAliar leva la tête pour plonger dans ses yeux. C'est ainsi que le premier regard d'amour fut partagé entre Obi Wan Kenobi et SAliar la "Sage". Mais c'est aussi à cet instant que cette muraille de pierre invisible apparu, reflet des traumatismes subient.
Brusquement, comme si SAliar avait été piquée par quelque insecte, elle s'écarta de lui. Le visage blême et dessiné d'une panique. Elle éprouva des difficultés à respirer et porta sa main à sa poitrine comprimé. Obi-Wan alla s'inquiéter de son état quand elle le dévisagea presque horrifié de quelque monstre, avant de s'exprimer d'une voix retrouvée :

- Au revoir padawan Kenobi. Je vous suis dévouée ... à jamais.

Obi Wan eu le c½ur serré à l'extrême mais ne le montra pas :
- Au revoir SAliar "la sage".

La jeune femme opina de la tête, dans un signe de respect et alla se perdre dans les jardins, sous les yeux d'un jeune homme qui sembla vidé de toute substance. Après un instant, de doute, Obi Wan se ressaisi et fini par remonter les escaliers. A peine parvint-il à la dernière marche qu'il tomba nez à nez avec Qui Gon Jinn qui, manifestement, n'avait rien raté. Le regard de son maître était froid et intransigeant et Obi Wan, finit par baisser la tête, conscient d'avoir commis une erreur mais pas tout a fait non plus.

- Nous partons de K'Sa Ann, fini par dire Qui Gon Jinn, comme si il prononçait une punition
Obi Wan leva la tête bien plus promptement qu'il le souhaitez et dévisagea son mentor :
- Quand ?
- Ce soir même Obi Wan.

Sans plus attendre de réponse Qui Gon Jinn, se retourna portant sur son apprenti un regard qui lui imposait de le suivre, sans discutions.
__________

Epilogue


Les deux lunes étaient sur le point de ce réunir dans le ciel de K'Sa Ann. Les festivités allaient bon train et le noir de la nuit scintillante, était perturbé des feux qui dispensait lumière dans les rues de la Cité Blanche. Les cries et rires se mêlaient au chants et la joie était la seule émotion que ressentait Qui Gon Jinn et Obi-Wan au pied de leur navette de transport, long trajet.
Ils avaient dit au revoir au membre de la famille de SAliar dont Obi-Wan ne pouvait oublier l'image dans l'éclairage des lampes Torve. Ils avaient, chacun à son tour, dispensés un sourire respectueux au père, une main chaleureuse au frère SAdi, c'était incliné devant les femmes de la tribu et les vieux sage de la Sage Clarté. Et donnèrent un baisé et quelque mot de bienveillance paternel a DIna la fille de DIaïni et DIetro. Puis, Ils étaient partit, accompagné de SArdwill et SAhu, les deux frères auprès de qui ils avaient appris tant de chose sur la force de vaincre l'impossible et la soif de vivre et de liberté. Dans leur sillage les avait suivit Chandra qui restait à distance tandis que les acclamations d'une population en liesse, avaient jalonnés leur chemin en dehors de la grande cité.

- Au revoir maître jedi. Que les lunes vous protège du mal.

Qui Gon Jinn accepta les deux mains de SArdwill ainsi que le cadeau qu'il lui donna.
- Merci, fit-il, appréhendant ce présent venant d'un guerrier tel que SArdwill, a qui on avait su caché la présence de SAheri dans la cité. Il déballa le morceau de tissu grossier qui servait de papier d'emballage et découvrit un longue boîte de bois, sculpté avec beaucoup de soin. Il l'ouvrit ; celle-ci était vide.
- C'est pour ranger votre ... nenta-laser.
Qui Gon Jinn sourit tant, qu'Obi-Wan ne se rappela pas de l'avoir ainsi vus une fois dans sa vie.
- C'est un magnifique présent, SArdwill.
- C'est lui qui l'a fait,
insista SAhu en jetant à son frère un sourire moqueur.
- On a du mal a croire qu'une grande barrique sans cervelle comme lui puisse faire des choses aussi délicate, enchérit Chandra qui feignait de s'intéressait au fuselage de la navette.
SArdwill réprimait déjà la furieuse envie de lyncher un frère et une femme qu'il aimait et se contenta d'inspirer profondément.
- Et bien ce cadeau m'est d'autant plus précieux dans ce cas.
- Et ceci et pour vous apprenti Kenobi,
SArdwill tendit un autre paquet, plus petit celui-ci.

Obi-Wan l'accepta avec plaisir et décrivit a son tour son présent. C'était une petite pochette qui pouvait s'accrocher parfaitement a son ceinturon. Chose qu'il fit sur l'instant ravissant SArdwill qui c'était donné de la peine pour remercier à sa façon ses deux voyageur venus d'un autre monde pour leur venir en aide.

- SArdwill, vous êtes un grand guerrier et je ne doute plus aujourd'hui que vous deveniez un jour un grand Gardien de K'Sa Ann. Car vous en avait la valeur et vous nous démontrez aujourd'hui à qu'elle point vous vous êtes assagie.
Les mots d'Obi-Wan allèrent droit au c½ur de SArdwill qui s'inclina.
- Mon cadeau, fit alors SAhu en présentant, à son tour, une toile grossièrement ficelé. Pour vous deux !
Qui Gon Jinn prit le cadeaux, déballa et s'esclaffa en se retournant vers son padawan.
- Je crois que je vais garder ce cadeau pour moi, Obi-Wan, rit-il en montrant une bouteille et deux verres au forme arrondis.
Obi-Wan se mit à rire lui même en reconnaissant la bouteille de liqueur appelé "Nesgy " qu'affectionnait tant SAhu et qui l'avait rendit guilleret en n'en partageant quelque verres avec lui.
- Merci pour tout ces présents.
- Non merci à vous.
Dit avec le plus grand sérieux SAhu. Vous nous avaient libérez et aidé a reprendre confiance. Grâce a vous ils ne nous reste plus qu'a apprendre a revivre sereinement.
- Oui. Et vous avait permis à SAhu à apprendre mieux votre langue que ce fleuron d'injure enseigné par la gueuse noire.
- Tu sais ce qu'elle te dit la gueuse, paysan !
s'enflamma Chandra en s'approchant du groupe.
- J'ai pas envie de le savoir. De toute façon je ne te dit pas adieu. Tu peux repartir maintenant Chandra. Les jedis accepterons certainement de t'abandonner sur un des trous souillé, dont tu as l'habitude, souffla SArdwill avec froideur.
Obi-Wan sourcilla en s'imaginant le voyage.
- Ce sera avec plaisir que nous vous déposerons ou vous le désirez, Chandra Lasa Li, fit Qui Gon Jinn.
La jeune femme parut décontenancé un instant, cherchant visiblement une solution a un dilemme inconnus de tous.
- Pas question que je fasse le voyage avec vous deux. Plutôt crever ! Bougonna t-elle subitement. Je trouverais bien quelqu'un pour me ramener. Et puis Ethos n'est plus un territoire interdit. je me trouverai un moyen de transport.
- Bien sur. C'est ça,
murmura SAhu, le sourire aux lèvres.
- Par ce que tu crois que je veux resté sur ce trou du cul de l'univers que vous appelé K'Sa Ann ?
- Je suppose que ça n'a rien a voir avec mon frère.


Chandra se redressa avec fierté, croisant les bras. Sans le savoir elle venait d'imiter la position de SArdwill et Qui Gon Jinn et Obi-Wan ne pouvait que s'amuser d'assister pour la dernière fois à une ultime dispute entre le trio infernal.

- Ton frère ?
- Oui mon frère.
- Certainement pas. Ton frère a le crâne percé de trou. Y'a plus de vent dans sa cervelle que dans les déserts de Tatooine !
- Hein ?
fit SAhu ignorant ce qu'était Tatooine.
- Il a pas de jugeote.
- Par ce que tu crois être plus maligne planche à pain ! C'est pas moi qui c'est retrouvé dans la fange jusqu'au coup ma belle. Et a qui j'ai du sauver les fesses dans les gorges Rouge.

Chandra se retourna vivement en fustigeant SArdwill.
- Moi au moins, on n'a pas a me cacher la présence du traite SAheri dans les murs du temple en craignant ma réaction de gros bantha puant !
- QUOI !
furent les deux frères a l'unisson.
Chandra se mordit les lèvres, Qui Gon Jinn leva les yeux au ciel et Obi-Wan plongea son visage dans sa main.
- Oups !
SAhu et SArdwill montrèrent des signes visible de colère contenus. Ils s'inclinèrent devant les deux jedis comme dans un exercice parfaitement synchronisé.
- Nous vous souhaitons un bons voyage jedi.
- Oui, maintenant pardonnez nous mais ... on n'a un truc un faire.

Sans attendre de réponse, SArdwill et SAhu prirent la direction de la grande cité et dans leur pas rapide et assuré Obi-Wan entendit leur échange, fraternel dans la vengeance.
- Je vais le tuer !
- Tu me laisse d'abord le découper en morceau !

Chandra les laissa prendre un peu de distance avant de parler, sans regarder ses interlocuteurs :
- Je suppose que je dois les retenir ?
- S'il vous plait Chandra. Vous éviteriez un bain de sang,
accéda Qui Gon Jinn.
Chandra poussa un long soupir.
- OK, ça va j'ai compris j'y vais. Bon bah ... que le machin-chose soit avec vous, jedi ! La jeune femme ce mit à la poursuite des deux frères et disparus dans l'obscurité.
- Vous croyiez vraiment que c'est notre présence qui la gêné pour rentrer ? demanda Obi-Wan en montant la rampe de la navette.
- Ça m'étonnerez, sourit Qui Gon Gon Jinn en caressant le cadeau de SArdwill.

Tandis que les lunes Onni, la contemplative et Onna, la tourmenter, illuminaient le ciel de K'Sa Ann libéré ; la navette emportant les deux jedi devint une étoile parmi les autres sous les yeux de SAliar qui resta un long moment a contemplait le ciel sur les balcons du temple.
A travers le transparencier du croiseur de la République dont les moteurs grondaient, Obi-Wan, voyait la planète disparaître dans une pluie d'étoile étirer en passant l'Hyperespace. Il eu, alors, l'espoir de revoir un jour le visage de SAliar la Sage. Il ignorait que cette occasion allait lui être donné quelque années plus tard.
__________


Vous vous demandez ce qu'il advint de SAheri, le traitre ?
Echappant à la vengeance des deux frères, il fut banni à jamais de la grande cité blanche. Bien des années plus tard, il fut rapporter par Trilion, le voyageur, qu'il y avait loin du pays de Wallellinn, dans les montagnes de sel gris, un homme, devenus riche et qui dispensait sa fortune au plus nécessiteux. Un homme du pays de Wallellinn, qui conte à qui veut bien l'écouter, comment un jour, il fut pardonné du pire par une femme au c½ur pure et combien, à chaque instant il vivait heureux pour eux et restait digne de la grâce qu'elle lui avait accordée....

FIN

# Posté le mardi 26 août 2008 13:26

Modifié le jeudi 04 juin 2009 07:38

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