La Genèse - Le cri du nenta (1)

La Genèse - Le cri du nenta (1)
Dans le pays des Norvals

les Norvals étaient des pacifiques toujours à la recherche de la connaissance et de la sagesse. Fins penseurs, ils croyaient au pouvoir de l'âme et de l'esprit. Vivant en paix avec les humains Wallellinn et Ethosien, certains s'étaient mélangés à eux, quittant le pays qui les avaient vu naître.
Ils représentaient la seule race non humaine vivant sur Ksa'Ann. De corpulence énorme, presque aussi impressionnante qu'un hutt, les norvals son juchés sur de petites jambes. Cette opposition les faits dodeliner à chacun de leur pas, donnant cette impression bedonnante et non-agile. De leur épaules proéminentes émerge une petite tête avancée. La peau cuivré, paraît presque écaillées tant elle est traversée de striures.
Attaché à de vieilles croyances les norvals restent profondément ancrés dans les écrits sacrés des anciens ... Cette grande sagesse contraste avec leur attitude d'enfant maladroit et d'éternelle étourdit.


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Huit unions plus tard - (deux mois standart)

La nuit avançait un peu plus et la lune Onna "la contemplative" disait au revoir de nouveau à la lune Onni "la tourmentée". Onna, mangeant le ciel de Ks'Ann, observait, intriguée, les ombres qui se faufilaient dans les brousailles. La menace avançait et, les suivant de près, la Mort les accompagnait. Les frontières qui unissaient les pays d'Ethos et celui des Norval venaient d'être franchies.
Un Norval déambulait tranquillement dans les rues de la grande cité Osllo. Les maisons de plusieurs étages formaient un tapis sombre dans la vallée fleurie de Gorsh, dont les effluves étaient accentués par la fraîcheur de cette nuit. Evoluant doucement pas à pas dans une ruelle, il ne vit pas les silhouettes humaines passer derrière lui, tandit qu'il bifurquait pour pénétrer dans une maison à l'apparence austère.
Le capitaine Urbua prit dans ses mains le comlink :

- Nous sommes dans la cité, mon général.
- Parfait
- fit la voix monocorde - Tu sais ce qu'il te reste à faire, mon frère.
Urbua sourit. Il aimait quand son aîné faisait mention de ses liens de parenté le mettant en avant face aux autres hommes ; gonflant son orgueil. Il était Urbua, le frère de Gerst, chef suprême Ethosien. Et bientôt il serait un héros.
Doucement il fit signe aux troupes de se séparer. Telles des fourmis parties à la recherche de nourriture pour la colonnie, des centaines d'hommes se faufilèrent dans les rues, restant aux pieds des rempart qui protégé maigrement de ses fortifications les habitants d'Osllo. Par le moindre interstice ils s'engouffrèrent afin d'étouffer le plus petit coin de salut.
Urbua était excité. Au bord de l'extase même, tant il se sentait enfin dans son élément. Il avait grandi avec l'idée d'être un jour un simple gardien. Mais les ambitions de son frère lui avait ouvèrent des perspectives que jamais il n'aurait osé rêver. Devenir un des maîtres incontestés de Ksa'Ann. Répandre ses désirs et sa loi. Il arriva enfin aux portes du Hoch, le palais où vivait Soya As Dé, reine des Norvals. Pacifiques, les portes de l'édifice qui dépassaient en taille tous les autres, retranchées derrière une muraille lisse, n'étaient gardées que par un seul norval à demi-endormi sur sa pique.
" Défense insignifiante face aux ravages d'un blaster", pensa Urbua qui visa le gardien.
Un brusque éclaire se fit dans la nuit et le norval tomba à terre dans un bruit mâte, mort. Aussitôt la dizaine d'homme suivirent Urbua qui franchit la grande porte donnant sur un atrium de terre battue. Déja vainqueur, le jeune homme bomba son torse nu, seul son coeur était protégé d'une plaque de métal finement ciselé. Une longue cape rouge sang parcourait sa haute stature et ses jambes, fortifiés par des années d'entrainement se dérobaient d'une jupe d'anneau de cuivre. Sur sa taille tombait un ceinturon ou pendait son blaster ; l'arme des autres mondes. Les cheveux courts et blond foncé, laissait voir son visage carré, ses lèvres fines entourée d'une barbe naissante et ses yeux fins luirent dans la nuit. Tranquillement il se mit à marcher à pas feutrés, puis plus fort jusqu'à ce que chacun de ses pas martèle bruyamment le sol afin de faire savoir sa présence. En un instant, alerté, deux norvales embusquées derrière de larges colonnes apparurent. Avant même qu'il n'ait prononcé le moindre mots, le sifflement d'une lame émergeant d'un dos puissant se fit entendre, accompagné d'un éclair éblouissant, reflet de la lune Onna.
Urbua fit tournoyer au-dessus de son crâne le nenta qui réclamait de son cri sa dose de sang. Et en deux coups formant une croix invisible, deux petites têtes tombèrent au sol suivies de leur imposant détenteur. Le capitaine ethosien approcha des deux corps Norval, un sourire sadique se dessinant sur ses lèvres.

- Deux de moins, cracha-t-il à l'adresse d'un des cadavres, qu'il gratifia d'un coup de pied.
Quelque cris étouffés et du verre cassé, brisèrent le silence de la nuit avant de le lui restituer. Ses gardiens avaient fait leur devoir en tuant les occupants du Hosh. Un jeune homme guère plus âgé que Urbua s'approcha de lui
- Nous avons le champ libre, mon capitaine.
- Parfait.

Urbua sans gêne aucune avanca dans les couloirs du Horsh, comme s'il visitait sa toute nouvelle demeure. D'ailleur le Hosh ne lui avait-t-il pas été promis par son frère ?
Le capitaine d'Ethos, après quelque minutes, se trouva devant les appartements de la reine. La large porte de bois sculptée de losange et peinte des trois couleurs symboles de vie des norval, le blanc, le noir et l'or, était le dernier rempart qui le maintenait éloigné de la reine et qui gardait celle-ci en vie.
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Gerst était émerveillé par la technologie des autres mondes qu'il avait accepté de la République. Une largesse donnée afin de voir Ksa'Ann, riche de ressources naturelles, entrer dans le corps de cette institution millénaire qui n'avait jamais assez de monde dans ses rangs. Une maîtresse gourmande et généreuse qui lui offré cette technologie qu'il mettait maintenant à profit.
Il ne se lassait pas de regarder au travers des macro-jumelles qui lui révélaient la cité Osllo, comme s'il était en plein jour. Un léger sifflement provenant de sa ceinture le ramena à la réalité. Il s'empara de son comlink pour entendre la voix de son frère :

- J'y suis, mon aîné ... Gerst ne prit pas la peine de répondre à son cadet. Il éteignit le communicateur et inspira profondément afin de jouir de ce moment à nul autre pareil.
" C'est si simple !"
Sa main s'abattit de haut en bas et le ciel obscur fut strié de masses noires en quelques minutes. Les chasseurs THX 66, fondirent sur la grande cité tels des oiseaux de mauvais augure et lâchèrent un déluge de torpilles à protons. Dans une abondance d'explosions assourdissantes la vie de nombreux norvals fut prise en un instant et la si grande et belle Osllo s'embrassa d'un feu destructeur.
Des hurlements se firent entendre dans la vallée, l'écho se répercutant sur la parois des hautes falaises accentuant cette terreur qui enivrait Gerst.
Les rescapés, dont la maison n'avait pas été touchée sortaient de leur demeure, pris de panique, emportant avec eux que ce qu'ils avaient sur le dos. Mais courant dans les rues, ils se retrouvèrent alors face aux gardiens ethosiens qui tirèrent sans regret. Se souciant peu de savoir qui des femelles, qui des mâles, qui des vieillards ou des enfants était abattu.
Dans l'atrium du Hosh où raisonnait le massacre d'Osllo, Urbua tendit en offrande à la lune Onna la tête de la reine Soya As Dé.
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Sur Ksa'Ann on parle en cycle (année) et en "union" (semaine). Pas de jour ni de mois. Une union et le moment ou les deux lunes sont réunit. Onna, reste en orbite et suis Ksa'Ann d'ou sont nom de "contemplative". Onni, elle, suis une révolution d'où son nom de "tourmenté"...
Une union équivaut à 9 jours standars et un cycle à 43 unions. La mouson marquant la fin d'un cycle.

# Posté le samedi 19 janvier 2008 12:49

Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:04

La Genèse - Le cri du nenta (2)

La Genèse - Le cri du nenta (2)
Ethos est un pays un peu en retrait de ses voisins. Humains, les ethosiens se caractérisaient par la blondeur de leurs cheveux et le bleu de leurs yeux. Dernière trace génétique d'une époque où ils vivaient sur la face nord de Ksa'Ann devenue trop glaciale pour y vivre. D'une nature quelque peu belliqueuse, ils vivaient toutefois en bonne entente avec les Norvals et les Wallellinns. Et ce jusqu'à l'arrivée de Gerst, leur chef surpême qui voyait tout l'intérêt qu'apportait la technologie des autres mondes à ses projets de conquête. Souffrant d'une certaine mésestime de soi, beaucoup d'ethosiens trouvèrent en Gerst une réponse, laissant le chaos s'installer sur ce monde si calme.


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Les portes s'ouvrirent violemment et claquèrent contre les murs de la grande salle du conseil de la Sage Clarté. Les douze membres consacrés par leur pères avant eux, étaient assis en cercle sur des poufs. Ils n'en est pas un qui ne sursauta, surpris par ce bruit fracassant. Et pas un qui ne se leva avec inquiétude ou défiant du regard, en voyant marcher jusqu'à eux Gerst, le chef suprême d'Ethos.
Vêtu comme pour aller au combat. L'élu s'avança d'un pas martial, faisant vibrer chaque pièce de son armure de métal mordoré qu'auréolait une cape verte. Ses airs supérieurs n'auguraient rien de bon pur MEdino Ta qui ramena contre lui les pans de sa longue tunique blanche marquée d'une ligne rouge à son ourlet. Le vieil homme, qui en avait déjà tant vu s'approcha, se mettant devant tous ses congénères, qu'ils soient Wallellin, Ethosien, ou Norval.

- Ainsi donc tu te présentes enfin devant nous Gerst Korem.
- J'avais des affaires urgentes .. vieil homme.
Ses mots crachés avec le plus grand mépris déclenchèrent une vague d'exclamations.
Gerst souriait plus content encore de son effet, et parcourut la pièce silencieusement, étudiant les détails de ce lieu si légendaire. Les membres de la Sage Clarté le laissèrent faire. Il devait ici se passer des choses graves et chacun tenait à ce qu'elles se passent dans le meilleur climat possible.
Le chef suprême observa les tapis des trois mondes qui recouvraient le sol en de si nombreuses couches que ses pieds s'enfonçaient par endroits. Il apprécia la chaux blanche des murs éclairés par des lampes Torve ; des coupes de verre finement décorées, remplies de pierre to et qui par réaction chimique s'illuminaient lorsqu'elles étaient mélangées à des pierres de narve. Il contempla les tentures rouges qui cachaient les six fenêtres en arc qui, placées côte à côte, devaient baigner de la lumière crue du jour la chambre des sages. Puis, il s'arrêta pour toiser de son regard la statue de Mincha, la déesse des Norvals, qui tenait d'une main une boule et de l'autre un bâton de feu. Une moue dédaigneuse masqua cet air si serein qu'il affichait d'ordinaire.
Finalement, Gerst se retourna et contempla les membres de la Sage Clarté. Quatre Norvals, cinq Wallellins et trois Ethosiens. Ils portaient tous la longue jupe qui laissaient nue leur poitrine vieillissante. A leur cou un collier de gemmes rouges maintenant une plaque de métal noir. Sur la tête de l'un d'eux, un voile blanc, que seuls les membres du clan des SA, le clan des orateurs, avaient la tradition de porter. Un ramassis d'entêtés que Gerst allait se faire une joie de mettre à ses pieds.

- Eh bien, sages membres du conseil. Huits fois que les deux lunes se sont réunies ; que vous me faites demander à cor et à cri et voilà que ma présence ne paraît pas vous délier la langue plus que cela.

Josta, un ethosien, fit un pas pour s'approcher du sage MEdino Tan :

- Gerst, ton peuple t'a élu, mais il nous a été rapporté ta véhémence et ta soif de conquêtes. Des pensées contraires a tout Ksa'Annien. Le nierais-tu ?

Gerst frotta de sa botte encrottée, le tapis, affichant l'attitude d'un enfant grondé par ses parents.
- Non.
- C'est indigne d'un chef suprême. Ksa'Ann est un monde paisible qui ne saurait souffrir de ton atitude, lâcha l'ethosien.

Gerst redressa la tête et regarda tour à tour les membres du conseil. MEdino Ta reprit la parole :
- Gerst, il nous a été dit que tu avais des paroles salissantes pour le peuple norval ?
- C'est vrai !
- Les membres de la Sage Clarté se redressèrent pour mieux affronter cette vérité crachée avec dégout - Je les hais ! C'est une maladie dégoûtante qui pullule sur notre si beau monde. Des immondices d'êtres vivants que je vais écrasser les uns après les autres, cria Gerst les yeux révulsés.
- Il suffit ! - hurla l'homme du clan des SA - Moi, SAkotra, avec l'accord des miens, je vais faire entendre la justice de la Sage Clarté.
SAkotra voyant que personne n'objectait continua
- Tu es destitué de tous tes pouvoirs. Tu n'es plus désormais le chef d'Ethos et n'a plus le droit de cité. Soit banni des tiens.
Personne ne formula la moindre opposition à ce verdict.
Les muscles faciaux de Gerst tremblèrent tandis que la rage empourprait son visage. Il laissa échapper alors sa colère en des mots prononcés entre des dents serrées.
- Vous pensez avoir le droit de me commander ?
- La Sage Clarté a toute autorité sur les trois pays, Gerst Korem. Tu ne saurais t'y soustraire,
fit Sazo as Ké, le norval.
- Non - souffla-t-il - C'est vous désormais qui devrez vous plier à mon bon vouloir. Votre pitoyable siège n'est plus rien. Je suis le chef suprême de Ksa'Ann et les trois pays devront répondre à mes désirs.
- Comment .....
- Je vous laisse votre conseil et votre temple de sage
- fit Gerst éttoufant ce soubresaut de réaction venant de la part de NOuna du clan des scripts - Mais je vous interdis l'élection d'un nouveau membre en remplacement d'un autre. Je vous laisse vos lois pour l'instant, mais les miennes viendront, croyez-moi.
Gerst se dirigea vers la sortie. Chacun des membres du conseil de la Sage Clarté se regardait, heberlué. MEdino Ta, fut le seul qui s'exprima :
- Gerst, tu ne saurait sortir d'ici. Ta folie est plus grande encore que nous le pensions. GARDE ! appela le vieil homme.
Ne voyant aucun gardien venir il réitéra son appel sans plus de succès. L'inquiétude s'empara de tous alors.
- Inutile d'appeler les gardiens du temple. Ils ne viendront pas. Gerst reprit son chemin puis sembla pris d'une illumination - J'oubliais ... - Il fit un signe en direction d'un des trois hommes qui l'avait accompagné - J'ai bien peur, sages norvals, que votre grande cité Osllo ne soit plus qu'un vaste champ de ruines à l'heure qu'il est - Les quatre norvals se concertèrent, pris d'une panique qui faisait secouer en tout sens leur petite tête, les rendant plus ridicule aux yeux de Gerst.
- Mais ne vous inquiétez pas - rassura Gerst d'une voix trop compatissante pour être sincère - J'ai pu sauver votre reine.
Urbua, le frère de Gerst, balança au milieu des membres de la Sage Clarté un sac de lin. Touchant le sol, le sac s'ouvrit et déversa son contenu. La tête de Soya as Dé, reine des norvals roula sur le tapis et finit sa course au pied de SAkotra le sage. Les quatre Norvals poussèrent des vagissements de tristesse tandit que claironna dans la salle les derniers mot de Gerst :

- Le pouvoir des mots est fort, mais le cri du nenta l'est plus encore .... Bienvenu dans l'ère ethosienne.

- FIN -

# Posté le lundi 21 janvier 2008 06:42

Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:06

L'attaque du village - Qu'as tu mon bébé ?

L'attaque du village - Qu'as tu mon bébé ?
Ksa'Ann , planète perdue aux confins, seule et tourmentée.
Une terre si mystérieuse, qu'elle reste un secret même pour ses habitants.
Ses déserts un coeur vide de sentiments.
Ses ravins des plaies béantes.
Ses lacs ; ses mers, réceptacle des larmes versées par les vivants.
Ses forêts, une âme torturée, asséchée.
Son ciel azur, le linceul de tout un peuple.

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- 53 B.Y. ( six mois standart plus tard)

SAlisaba se leva difficilement. A sa trentième unions de grossesse, son ventre était devenu un fardeau dont elle ne serait débarrassée que le jour de la délivrance. Et depuis une heure maintenant, l'enfant à venir ne cessait de lui donner des coups ininterrompus. SAlisaba avait espéré que sa petite fille se calme à l'approche du Honesa, "le saint repos" de l'après-midi auquel tout Ksa'Anienn devait s'adonner. Mais le bébé dans son ventre trouvait là encore à redire.

SAlidor, nu, qui peinait à trouver le sommeil, se redressa sur la couche et contempla sa compagne. Le fin tissu transparent de sa robe menaçait de craquer sous la pression qu'exerçait son ventre. Mais il aimait ce corps et ses rondeurs qui la rendait plus désirable. Fustigeant sa libido qui lui dictait un peu trop sa conduite parfois, SAlidor posa une question plus terre-à-terre.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

SAlisaba laissa tomber ses bras exaspérés :
- Je ne sais pas. Elle n'arrête pas de me donner des coups. C'est insupportable
- Tu t'es couchée sur le côté gauche ? C'est son préféré.
- Oui, rien n'y fait.
- Les douleurs peut être ?
essaya-t-il. Mais SAlisaba était bien plus expérimentée que lui.
- Non.
- Approche.

SAlisaba se mit au pied du lit tandis que SAlidor posait ses mains sur son ventre rond. Il sentit sous ses doigts sa petite fille qui, par jeu, se positionna dans le creux de sa main gauche pour l'accueillir.
- Que veux-tu donc à ta mère ? Ne vois-tu pas que tu la fatigues, vilaine fille.
SAlisaba, amusée de voir son compagnon gronder leur progéniture, rit. Un nouveau coup l'interrompit comme si son bébé la punissait de ne pas prendre son parti.
- Tu veux jouer ? demanda SAlidor. Un coup
- Tu as faim ? Un autre coup.
- Tu veux aller dehors ? Aucun coup. L'enfant dans le ventre de sa mère semblait être enfin écouté.
SAlidor, qui ne savait s'il devait prendre ce jeu pour une vrai discussion, regarda SAlisaba qui devina ce que voulait sa fille.
- Je vais me mettre au soleil. Elle aime cela.
SAlidor consentit en silence et se rallongea, observant sa compagne se mettre à la fenêtre de leur modeste maison. Doucement elle écarta la natte et s'assit sur le rebord. La chaleur cuisante du soleil la frappa de suite. Mais, native, elle n'en était nullement gênée. Tendrement elle se détendit et avec l'habilité d'une femme et d'une mère, effectua des caresses concentriques sur son ventre. Son bébé semblait enfin se calmer et lui laisser un peu de répit. SAlisaba rouvrit les yeux et regarda les maisons s'étendre à sa vue et descendant la colline. Les rues étaient totalement désertes ; les habitants plongés dans leur sommeil. Dans une heure la vie reprendrait son cours et les ruelles retrouveraient leurs passants, les cris des enfants se précipitant au lac pour profiter de sa fraîcheur. Mais pour l'heure le village semblait mort.

"La mort !" Prise d'un frisson qu'agrémenta un coup de pied donné par son enfant SAliaba remarqua alors une ombre furtive descendre les marches de la rue qui donnait en face de chez elle et pénétrer discrètement une demeure.
Effrayée, SAlisaba rentra précipitamment et se dissimula derrière la natte.
- SAlidor ? SAlidor ? murmura-t-elle paniquée.
Interpellé par la voix apeurée de sa compagne SAlidor se leva et s'approcha d'elle.
- Que se passe t'il ?
- Dehors ...

Fébrilement SAlidor souleva la natte. Deux hommes sortirent de la demeure d'un proche voisin. Deux ethosiens, tenant dans leur main un nenta ensanglanté. Un froid l'envahit.

- Va vite réveiller les enfants et Saouda et allez dans la cachette.


SAlisaba, tremblante, regarda Salidor s'en sembler comprendre un traître mot de ce qu'il venait de dire. Il la prit par les épaules, la secouant légèrement pour la ramener à la réalité.
- Dépêche-toi !
- Mais et toi ?
demanda-t-elle tandis qu'il se jetait sur son pantalon de toile noire.
- Je vais aller jusqu'au gong d'alerte afin de prévenir les Gardiens et le village. Sinon tous seront massacrés pendant leur sommeil.
- Pourquoi nous attaques t'ils ?
demanda SAlisaba en larmes.
SAlidor, qui venait de se chausser, s'élanca auprès de sa compagne, plongea ses mains dans ses cheveux et déposa un baiser furtif sur ses lèvres.

- Parce que nous hébergeons des Norvals, mon amour ! Va, maintenant !


SAlisaba sortit précipitamment de la chambre et alla réveiller chacun de ses enfants. Elle leur ordonna le silence. D'ordinaire, il en était bien un parmi eux qui aurait riposté mais curieusement elle n'eut à faire face à aucune objection. Ils avaient compris que l'instant était grave.
Arrivée dans la pièce principale, SAlisaba se jeta sur l'immense norval qui dormait dans le creux de la salle. Ce coin servant d'ordinaire de lieu de punition pour les enfants indisciplinés. Autant dire la demeure privilégiée de SArdewill et de SAhu.
SAouda As Nové dormait paisiblement. Grand savant, il était pourchassé par les ethosiens qui exercaient une répression sur son peuple depuis plusieur unions ; depuis Osllo. Devant l'impuissance de la SAge Clarté pour stopper ces exactions, il avait fini pas trouver refuge comme une poignée d'autres dans l'enceinte du village de Noos. Depuis, les Wallellinn abritaient les Norvals et les Ethosiens semblaient ne pas s'y attacher plus que cela. Jusqu'à présent.

- Saouda ? Saouda, réveillez-vous...

Le norval émit un mugissement typique de sa race avant d'ouvrir ses tous petits yeux.

- Des Ethosien, Maître Saouda ...
fit seulement SAlisaba qui savait que prononcer le nom des natifs du nord de Ksa'Ann suffirait à l'effrayer ou à provoquer en lui le dégoût.
Avec difficulté le norval se mit debout et suivit SAlisaba et sa troupe d'enfants jusque dans la salle d'eau. Une grande pièce destinée à la toilette et aux ablutions où tous ustensiles n'étaient faits que dans un bois noir. Avec difficulté, elle tenta de déplacer la bassine de bois qui cachait un trou dans le sol. Le village était plein de ces caches secrètes. Des restes d'une époque ou les Wallellinn se dissimulaient de sombres bêtes qui aujourd'hui avaient pris la figure de créatures imaginaires servant de menace aux enfants rétifs.
Saouda, de ses petits bras attrapa le rebord de la baignoire et la déplaca sans difficulté, laissant apparaître un trou béant.
- Descendez, les enfants, intima t-il tandis que SAïani descendit la première et aida sa petite soeur.
Les enfants dévalèrent tous le petit tertre de sable, suivis de SAlisaba puis de Saouda. A peine venaient-ils de poser le pied dans la cachette, refermant le passage, que des pas se firent entendre dans la maison. SAlisaba se pressa devant ses enfants terrorisés. SAïna étouffa un petit cri quand elle entendit un bruit sourd. La porte de la salle d'eau venait d'être ouverte.
SAlisaba se retourna vivement pour rassurer sa fille. C'est alors qu'à son tour elle étouffa un cri. Un de ses enfants manquait à l'appel : SArdwill.

# Posté le samedi 26 janvier 2008 08:05

Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:18

L'attaque du village - Le gong d'alerte

L'attaque du village - Le gong d'alerte

SAlidor, empreinta le petit escalier menant sur le toit de la maison qui leur servait de terrasse. Parvenant au bord, il s'allongea et scruta les environs. Il distingua au loin, sur la place du village, un attroupement d'ethosiens. Une dizaine d'hommes, guère plus. Et seul les deux qui venaient de rentrer dans sa maison paraissaient faire le sale travail. Un instant il s'inquiéta pour sa famille et le savant Norval qu'il abritait et pour qui il s'était lié d'amitié. Mais, il savait que les siens n'avaient rien à craindre. Il se mit alors à haïr les ethosiens. Comment osaient-il ainsi s'attaquer aux Wallellinns, aux Norvals, à la paix même de Ksa'Ann qu'ils souillaient de cette attaque sournoise pendant le repos sacré ?
Se penchant plus sur le côté droit SAlidor entraperçu, sur un monticule, le petit dôme sous lequel reposer un des quatre gongs d'alerte du village. Et à première vus, il ne voyait aucun obstacle à si rendre. Il se redressa et commença à prendre la direction du Salut. Les maisons à toits plats étaient pour certaines contiguës aux demeures voisines, créant ainsi une interconnexion de plateformes.
Recroquevillé, SAlidor marcha le plus silencieusement possible et d'un bond se retrouva sur le toit de son voisin. Il effectua ainsi un trajet à pas feutrés pour finir sur un toit ne menant plus nulle part. La toute petite place précédant le grand escalier du dôme était désormais la seule chose qui le séparé du gong. Mais cela voulais dire également qu'il allait se retrouver à découvert. Au aguet, SAlidor regarda en contre bas, pour apercevoir, sur la face de la maison des pitons de bois qui servaient d'escalier. Avec une agilité dont il ne serait pas cru capable, il descendit ces marches de fortune et se retrouva dans une ruelle pavée de pierres blanches. Soudain, une vive inquiétude l'étreignit. Le silence était anormal. Ce pouvait-il que les ethosiens est achevé leur macabre besogne ? Qu'il agisse trop tard ?
SAlidor respira difficilement, se demandant s'il n'avait pas mal agit. Peut-être aurait-il dû se mettre à hurler tout simplement depuis la maison ? Non, à quoi bon cela aurait t-il servit. Tout le village se serait réveillé sans comprendre et beaucoup n'aurait pas eu le temps de se défendre, alors que le gong d'alerte préviendrait les gardiens qui vivaient dans une cahute de l'autre coté de la colline et viendraient en renfort.
Déterminé, SAlidor inspira profondément et se mit à courir à grandes enjambées. Il voyait les marches se rapprocher inexorablement et redoutait déjà leur ascension qui s'avérerait difficile pour son corps qui avait perdu l'habitude de tant d'effort Mais il se devait à sa famille, aux habitants du village, à Ksa'Ann.
Ses jambes prises de douleur, le portèrent difficilement jusqu'au haut de la butte, mais le salut n'était plus qu'à quelques mètres désormais. C'est alors, que surgissant de derrière l'imposante élipse de cuivre noir un soldat ethosien apparut arme en mains, lui barrant le chemin.
Le gardien ethosien afficha un sourire malveillant, la lame de son glaive se régalant déjà de la chair du Wallellinn qui restait pétrifié sur le haut des marches.
SAlidor était un peu coutumié des armes, de leur maniement et des arts du combat. Son père, un ancien gardien, lui ayant obligé à effectuer "l'Ipogé". Ces quelques unions d'initiation qui l'avait endurci, aguéri et qui avait amplifié son instinct de survie. Comme s'il n'avait rien oublié, SAlidor se mit en posture défensive, le corps ployé sur des jambes démesurément écartées ; prêt à esquiver cette lame qui se levait dans le ciel pour s'abbatre sur lui. Suivant son intuition, SAlidor fonça sur l'ethosien, sans un bruit. L'attrapant par les jambes, il le fit tomber et du même coup évita la lame qui échappa des mains de son ennemi pour dégringoler les marches dans une tintement assourdissant.
L'un sur l'autre les hommes s'empoignèrent avec rage chacun cherchant à dominer l'autre ; à le mettre hors d'état de nuire ; s'adonnant a un jeu de force ou les muscles étaient mis a rude épreuve. Parvenant à libérer un bras, SAlidor balança son poing dans la figure de l'ethosien qui reçu le choque avec plus de fracas qu'il ne l 'aurait pensé. Mais sa fierté restait trop présente :

- Tu tape comme une femme, cracha le gardien, avec cela un flot de salive rouge.

Devant une telle invitation SAlidor ne manqua pas le deuxième uppercut qu'il agrémenta d'un coup de genou, dans l'estomac. A moitié sonné l'ethosien resta hébété sur le sol et SAlidor se félicita de l'orgueil des gardien d'Ethos et des sévères leçons de son père.
Dans un flottement, un peu hagard par cette poussée d'adrénaline, SAlidor regarda le gong qui brillait de mille feux sous les rayons de l'astre solaire. Plus que quelque mètre et ce cauchemar prendrait une autre tournure. Après une grande inspiration, il se leva et attrapa le pilon d'os, sculpter de phanec, les montures volantes des Gardiens de Ksa'Ann, qui reposait sur un présentoir de bois noir.
Prenant le pilon à deux mains, SAlidor le leva bien haut, prêt à l'abattre sur le gong.
Le silence resta maître du village.
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SAlisaba, inspira profondément pour ne pas paniquer et retransmettre sa peur à ses autres enfants qui se blôtissaient les uns contre les autres. Saouda qui avait remarqué l'absence de l'aîné de la fratrie posa sur la future mère une main qui se voulait rassurante. Mais, comment se tranquiliser quand au dessus-d'eux, le jour qui filtrait par les lattes de bois était entrecoupé de l'ombre du soldat qui arpentait la salle d'eau à l'affût du moindre bruit.
Le gardien examina la pièce avec minutie. Une salle d'eau plutôt commune, fait de mur en chaort brun et le sol d'un parquet de bois noir. Le réceptacle de pierre qui offrait la vapeur salvatrice était encore chaude. Les ablutions avaient donc été faites par la famille avant le Honesa. Il était sûr que cette pièce, au demeurant vide ne l'était pas tant que ça. Persuadé d'avoir entendu du bruit, certain de sentir ici une présence qui n'échapperait pas au couperet de sa lame aiguisée.

- Il n'y a personne à l'étage Hash, clama son partenaire en faisant éruption dans la pièce.

La voix forte du gardien effraya la dernière née, SAïna, qui laissa s'échapper un petit cris de frayeur. SAlisaba, aussitôt plaqua sa main contre la bouche de sa fille avec l'espoir qu'elle n'est pas été entendu.
Brusquement, la lumière jaillit dans le trou qui leur servait de cachette et le Gardien ethosien, dénommé Harsh, les toisa avec haine.

- Sortez ! ... Toi aussi le Norval. Pour appuyer son ordre Harsh dressa un peu plus la lame de son nenta et leur indiqua la sortie.

D'un regard SAlisaba ordonna à ses enfants de rester là ou ils étaient et confia la garde de la fratrie à SAdi qui, déjà, se mettait devant son frère et ses soeurs.
Suivant SAouda, SAlisaba, monta la petite pente sentant plus encore le poids de son ventre plein.
Saouda, pourtant pacifique ne put s'empêcher de fixer l'ethosien avec méchanceté, si tenté que c'est yeux globuleux et inexpressifs puissent faire partager ce sentiment. Mais pour Harsh c'était déja un regard de trop. Il asséna au Norval, qui faisait deux têtes de plus que lui, un coup de coude dans la cache-thoracique : le point faible des Norvals qui avaient pourtant la peau épaisse et dure. Saouda ressentit la douleur jusque dans ses jambes qui faiblirent et le mirent à genoux.
SAlisaba poussa un cri et se précipita vers Saouda, mais une main l'attrappa au passage et lui fit faire volte-face. Harsh, attrapa une poignée de ses long cheveux blonds et obliga SAlisaba à se tordre, tendant un peu plus son ventre pris de contractions.

- Tu ose défier notre maître en cachant ces ... rats ? - Il lança un regard noir en direction de Saouda qui tendait une main suppliante, avant de porter son regard sur le ventre de SAlisaba - Tu n'es qu'une sale chienne qui se fait remplir par un Wallellinn.
SAlisaba, qui avait l'impression que ses cheveux allaient rester dans la main de l'ethosien, gémit de douleur, pensant à ses enfants et à celui qui gigotait dans ses entrailles, à SAlidor son amour, à tout ce qu'avait été sa vie si riche de bonheur, aux prédictions de MANa.
- Vides moi ce ventre Forn ! Intima Harsh, à son congénère qui se régalait déjà du suplice.
Les yeux de SAlisaba s'écarquillèrent d'effroi quand elle vit la lame d'un couteau se lever, au dessus-d'elle, ses oreilles amplis des pleurs de ses petits.
- Pitié, cria-t-elle sans être écoutée.
SAlisaba hurla, terrifiée.

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 06:29

Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:16

L'attaque du village - Cachés vos yeux les enfants !

L'attaque du village - Cachés vos yeux les enfants !
SAlidor tomba à terre, maintenant, à l'aide de sa main droite, une pression sur sa nuque. La douleur lancinante lui martelait le cerveau tandis que le gardien ethosien lui assena pour tout soin un coup de pied dans les côtes. Etourdit, souffrant, SAlidor, regarda le pilon et se demandait maintenant quand viendrait son dernier souffle, maudissant son manque de vigilance. Il n'avait pas prit garde, ne c'était pas méfié du gardien qui avait feint son inconscience. Et le traite lui avait décoché un brutal coup de poing dans les cervicales à l'instant même ou SAlidor avait eu le dos tourné.

SAlidor expectora un filet de salive, devenu bien trop abondante dans sa bouche et qui avait un goût ferreux. Il se tint les côtes devenues si douloureuses qu'il manqua un souffle sur deux.
- Saloperie de WAllellinn. Je vais t'apprendre à oser te confronter à un gardien d'Ethos.
L'Ethosien fit fondre un poing rageur sur SAlidor qui c'était accroupi. Comme un enchaînement maintes et maintes fois répété, SAlidor, attrapa le bras le son adversaire tandis qu'il sentait le souffle de sa vitesse lui caresser le visage. Empoignant de ses deux mains le membre du gardien, il fit glisser et rouler sa main gauche autour du bras et d'un mouvement rapide et sec, provoqua la chute ; engendra la fracture ; arracha un hurlement de douleur à son adversaire. SAlidor se leva éreinté. Lui qui haïssait la violence, venait de s'abaisser à tous se qui le répugnait.
"Mais parfois les circonstances sont ce qu'elles sont et vous poussent au paroxysme de l'horreur humaine", pensa t-il en regardant le gardien se tenir le bras, abandonnant le combat, maudissant jusqu'à son sang.
SAlidor se retourna et trouva le pilon d'os qui avait roulé près du gong. Rageusement, il s'en saisit, c'est alors que des cris de bête fauve l'interpellèrent, il arrêta son mouvement. Deux Ethosiens se précipitaient à sa rencontre, montant les marches avec plus de vélocité que lui. Armes en mains, ils n'avaient qu'un but, l'embrocher.

SAlidor se voyait mal se battre contre deux hommes, s'estimant déjà bien heureux d'avoir survécu au premier combat. Il regarda le village, pensa à ses habitants et amis, à sa douce compagne pleine de son amour et à ses enfants. Voilà se qui comptait le plus.
Près à se sacrifier, SAlidor pris la décision, en une fraction de seconde, de ne se préoccuper que du gong d'alerte. Peu lui importait sa propre vie.
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SAlisaba ferma les yeux, résigné. Tremblante de ce coup qui allait l'éventrer et prendre sa vie et celle de sa petite fille qu'elle ne verrait jamais vivre.
- Arrête ton geste ethosien ! Ose toucher au sanctuaire qui ma abrité moi et ma fratrie et je t'égorgerais comme un cochon. La voix, à peine pubère, qui avait prononcé ses mots fit se retourner vivement les deux gardiens ethosiens. Dans un carré d'ombre, une silhouette se terrait, perché sur une poutre de sous-bassement.
- SArdwill, appela SAlisaba qui venait de reconnaître la voix de son fils.
Le jeune garçon avança la tête la faisant apparaître dans l'ombre. La mère eu du mal à reconnaître son fils. Ses yeux étaient étrangement brillants et ce corps qui lui semblait avant être celui d'un enfant avait quelque chose de plus masculin. SAlisaba fut submergé d'un étrange sentiment qui l'effrayait plus encore que ce qui avait faillit advenir d'elle quelque instant plus tôt.
- Qu'est ce qu'il nous veut le gamin ? demanda Forn à Harsh, son supérieur, nullement amusé par tant d'audace.
- Descend de là petit, fit Harsh en posant la pointe de son nenta aux pieds de SAlisaba qu'il tenait contre lui comme un rempart devant la menace.
SArdwill sentit son sang bouillir dans ses veines et sa colère se cristalliser en une bouffée de violence. Le garçon inspira pareillement aux gardiens, pour rester l'esprit lucide. Tant de fois ils les avaient observés s'entraîner dans la vallée. Observant, enregistrant les mouvements de leurs corps au combat. Il les avait reproduits encore et encore jusqu'à ce que sont corps douloureux n'en puisse plus. Il était prêt ; prêt pour l'ipogé, la retraite initiatique, prêt pour tuer.

- Descend, cria Harsh qui n'aimait pas se répéter
- Que vas-tu faire ethosien quand tu seras seul face à moi ? demanda SArdwill d'une voix si glaciale que les deux ethosiens se regardèrent étonnés.
SAlisaba qui lisait si bien dans le temps su ce qu'il allait arriver. Ce cauchemar elle l'avait fait tant de fois. Bien que prisonnière elle parla à ses enfants restés dans le trou.
- Cachez-vous les yeux les enfants supplia-t-elle. Les quatre petits, obéissants, mirent leurs mains devant les yeux.
Les deux Ethosiens un peu surpris par l'aplomb de cette femme qui reprenait de l'assurance, se fixèrent un bref instant. Mais Harsh n'était pas homme à se laisser dicter sa conduite et encore mois par un gamin qui n'avait pas encore connu l'amour.
- Descend le morveux ou je découpe ta mère. Harsh, avec force leva la longue lame de son nenta, plus noir encore dans la pénombre.
SArdwill, contrôla sa haine. Ils étaient deux hommes et lui n'avait que treize cycles. Mais il pouvait le faire. Il en était capable et restait persuader que dans moins de dix minutes girait à ses pieds les corps de ces deux hommes.
- Tu n'as pas répondu à ma question Ethosien, fit le garçon d'une voix monocorde et qui dans l'ombre, glissa lentement sa main sur son flanc gauche.
- Ah oui c'est vrai - railla Harsh tandis que Forn exultait - Ta question était.... Qu'est-ce que je ferais si je me retrouvais seul face à toi ? - Les deux ethosiens s'échangèrent un regard complice et Forn effectua quelques pas sur le coté - Eh bien déjà je ne suis pas seul et même si c'était le cas ça ne changerait rien. Je t'écraserais ton sale petit crâne de gosse mélangé et ensuite je montrerais à ta mère ce qu'est un homme.

SAlisaba eu une moue de dégoût tandis que l'ethosien qui la maintenait passa sa bouche sur son cou pour mieux la mordre. Hilares les deux Ethosiens éructèrent de joie, ne se privant pas de la rigolade que ce gamin leur offrait de sa trop grande confiance.
Un sifflement étrange se fit entendre dans la pièce et Forn fut pris d'un soubresaut qui lui coupa son rire.
Harsh le regarda, intrigué. Le dos de son acolyte était droit, stricte, sa tête légèrement élevée, les bras tendus et en croix.
- Quoi ? demanda Harsh prit d'un sentiment malsain.
Tout doucement Forn se retourna et Harsh su. Un couteau de lancé, à la garde d'ébène se trouvait maintenant logé dans la poitrine de Forn. Un léger filet de sang s'échappa de la plaie et le gardien s'effondra sur le sol. Son c½ur transpercé ne battait plus.
- Par les Lunes ! cria Harsh en jetant sa prisonnière qui se reçut dans les bras de Saouda.
Le gardien, s'élança et évita le second couteau qui lui était destiné. Il attrapa SArdwill par le pied et tira sans ménagement. Si le garçon n'avait pas été agile, si son corps n'avait pas été si souple dans ses mouvements, il se serait reçu sur le sol avec fracas, mais au lieu de cela, le jeune garçon transforma sa chute en une galipette dont il se releva prestement, en position, prêt à parer la prochaine attaque.
Harsh, la respiration mise en difficulté par la surprise et la rage, tendit son nenta devant lui. Le bout de sa lame resta quelques millimètres du cou de l'enfant et le gardien afficha un sourire des plus malveillants.

- Dis-moi mon garçon ? Qu'est ce que ça fait de se retrouver seul devant moi désormais ?
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Merci a Laure pour la correction ^^

# Posté le vendredi 01 février 2008 08:40

Modifié le jeudi 04 juin 2009 06:39