les Norvals étaient des pacifiques toujours à la recherche de la connaissance et de la sagesse. Fins penseurs, ils croyaient au pouvoir de l'âme et de l'esprit. Vivant en paix avec les humains Wallellinn et Ethosien, certains s'étaient mélangés à eux, quittant le pays qui les avaient vu naître.
Ils représentaient la seule race non humaine vivant sur Ksa'Ann. De corpulence énorme, presque aussi impressionnante qu'un hutt, les norvals son juchés sur de petites jambes. Cette opposition les faits dodeliner à chacun de leur pas, donnant cette impression bedonnante et non-agile. De leur épaules proéminentes émerge une petite tête avancée. La peau cuivré, paraît presque écaillées tant elle est traversée de striures.
Attaché à de vieilles croyances les norvals restent profondément ancrés dans les écrits sacrés des anciens ... Cette grande sagesse contraste avec leur attitude d'enfant maladroit et d'éternelle étourdit.
Un Norval déambulait tranquillement dans les rues de la grande cité Osllo. Les maisons de plusieurs étages formaient un tapis sombre dans la vallée fleurie de Gorsh, dont les effluves étaient accentués par la fraîcheur de cette nuit. Evoluant doucement pas à pas dans une ruelle, il ne vit pas les silhouettes humaines passer derrière lui, tandit qu'il bifurquait pour pénétrer dans une maison à l'apparence austère.
Le capitaine Urbua prit dans ses mains le comlink :
- Nous sommes dans la cité, mon général.
- Parfait - fit la voix monocorde - Tu sais ce qu'il te reste à faire, mon frère.
Urbua sourit. Il aimait quand son aîné faisait mention de ses liens de parenté le mettant en avant face aux autres hommes ; gonflant son orgueil. Il était Urbua, le frère de Gerst, chef suprême Ethosien. Et bientôt il serait un héros.
Doucement il fit signe aux troupes de se séparer. Telles des fourmis parties à la recherche de nourriture pour la colonnie, des centaines d'hommes se faufilèrent dans les rues, restant aux pieds des rempart qui protégé maigrement de ses fortifications les habitants d'Osllo. Par le moindre interstice ils s'engouffrèrent afin d'étouffer le plus petit coin de salut.
Urbua était excité. Au bord de l'extase même, tant il se sentait enfin dans son élément. Il avait grandi avec l'idée d'être un jour un simple gardien. Mais les ambitions de son frère lui avait ouvèrent des perspectives que jamais il n'aurait osé rêver. Devenir un des maîtres incontestés de Ksa'Ann. Répandre ses désirs et sa loi. Il arriva enfin aux portes du Hoch, le palais où vivait Soya As Dé, reine des Norvals. Pacifiques, les portes de l'édifice qui dépassaient en taille tous les autres, retranchées derrière une muraille lisse, n'étaient gardées que par un seul norval à demi-endormi sur sa pique.
" Défense insignifiante face aux ravages d'un blaster", pensa Urbua qui visa le gardien.
Un brusque éclaire se fit dans la nuit et le norval tomba à terre dans un bruit mâte, mort. Aussitôt la dizaine d'homme suivirent Urbua qui franchit la grande porte donnant sur un atrium de terre battue. Déja vainqueur, le jeune homme bomba son torse nu, seul son coeur était protégé d'une plaque de métal finement ciselé. Une longue cape rouge sang parcourait sa haute stature et ses jambes, fortifiés par des années d'entrainement se dérobaient d'une jupe d'anneau de cuivre. Sur sa taille tombait un ceinturon ou pendait son blaster ; l'arme des autres mondes. Les cheveux courts et blond foncé, laissait voir son visage carré, ses lèvres fines entourée d'une barbe naissante et ses yeux fins luirent dans la nuit. Tranquillement il se mit à marcher à pas feutrés, puis plus fort jusqu'à ce que chacun de ses pas martèle bruyamment le sol afin de faire savoir sa présence. En un instant, alerté, deux norvales embusquées derrière de larges colonnes apparurent. Avant même qu'il n'ait prononcé le moindre mots, le sifflement d'une lame émergeant d'un dos puissant se fit entendre, accompagné d'un éclair éblouissant, reflet de la lune Onna.
Urbua fit tournoyer au-dessus de son crâne le nenta qui réclamait de son cri sa dose de sang. Et en deux coups formant une croix invisible, deux petites têtes tombèrent au sol suivies de leur imposant détenteur. Le capitaine ethosien approcha des deux corps Norval, un sourire sadique se dessinant sur ses lèvres.
- Deux de moins, cracha-t-il à l'adresse d'un des cadavres, qu'il gratifia d'un coup de pied.
Quelque cris étouffés et du verre cassé, brisèrent le silence de la nuit avant de le lui restituer. Ses gardiens avaient fait leur devoir en tuant les occupants du Hosh. Un jeune homme guère plus âgé que Urbua s'approcha de lui
- Nous avons le champ libre, mon capitaine.
- Parfait.
Urbua sans gêne aucune avanca dans les couloirs du Horsh, comme s'il visitait sa toute nouvelle demeure. D'ailleur le Hosh ne lui avait-t-il pas été promis par son frère ?
Le capitaine d'Ethos, après quelque minutes, se trouva devant les appartements de la reine. La large porte de bois sculptée de losange et peinte des trois couleurs symboles de vie des norval, le blanc, le noir et l'or, était le dernier rempart qui le maintenait éloigné de la reine et qui gardait celle-ci en vie.
__________
Gerst était émerveillé par la technologie des autres mondes qu'il avait accepté de la République. Une largesse donnée afin de voir Ksa'Ann, riche de ressources naturelles, entrer dans le corps de cette institution millénaire qui n'avait jamais assez de monde dans ses rangs. Une maîtresse gourmande et généreuse qui lui offré cette technologie qu'il mettait maintenant à profit.
Il ne se lassait pas de regarder au travers des macro-jumelles qui lui révélaient la cité Osllo, comme s'il était en plein jour. Un léger sifflement provenant de sa ceinture le ramena à la réalité. Il s'empara de son comlink pour entendre la voix de son frère :
- J'y suis, mon aîné ... Gerst ne prit pas la peine de répondre à son cadet. Il éteignit le communicateur et inspira profondément afin de jouir de ce moment à nul autre pareil.
" C'est si simple !"
Sa main s'abattit de haut en bas et le ciel obscur fut strié de masses noires en quelques minutes. Les chasseurs THX 66, fondirent sur la grande cité tels des oiseaux de mauvais augure et lâchèrent un déluge de torpilles à protons. Dans une abondance d'explosions assourdissantes la vie de nombreux norvals fut prise en un instant et la si grande et belle Osllo s'embrassa d'un feu destructeur.
Des hurlements se firent entendre dans la vallée, l'écho se répercutant sur la parois des hautes falaises accentuant cette terreur qui enivrait Gerst.
Les rescapés, dont la maison n'avait pas été touchée sortaient de leur demeure, pris de panique, emportant avec eux que ce qu'ils avaient sur le dos. Mais courant dans les rues, ils se retrouvèrent alors face aux gardiens ethosiens qui tirèrent sans regret. Se souciant peu de savoir qui des femelles, qui des mâles, qui des vieillards ou des enfants était abattu.
Dans l'atrium du Hosh où raisonnait le massacre d'Osllo, Urbua tendit en offrande à la lune Onna la tête de la reine Soya As Dé.
Une union équivaut à 9 jours standars et un cycle à 43 unions. La mouson marquant la fin d'un cycle.




