" Il est bien imprudent de laisser seul à la maison sa compagne tant aimée et son bébé".... Sans écouter le reste SAlidor avait quitté le temple avec précipitation laissant ses enfants au bon soin de SAkotra.
Le coeur tambourinant sa poitrine, il approcha de sa maison éclairée par la lumière qui continuait de vivre par la fenêtre de leur chambre. Il passa la porte de bois avec appréhension. La salle de vie était plongée dans l'obscurité et vide. Aucun bruit, aucune voix n'accueillit son entrée. Épuisé, essoufflé SAlidor regarda en direction de la cuisine. Il chercha dans toutes les pièces du bas, avec la peur grandissante de monter à l'étage. Réprimant son angoisse, il s'approcha des escaliers et resta un moment au bas des marches laissant le lourd silence pesait sur ses épaules est étouffer son coeur.
" Gerst nous laissait le temple et le conseil mais avait préscisé de ne nommer aucun autres sages en remplacement d'un autre " Ces paroles voulant justifier de sombre idées et déclamés par SAkotra qui voulait l'empêcher de partir, frappèrent SAlidor qui passa une main sur sa bouche tordue par tant de tourment.
- SAlisaba ? Appela-t-il dans l'espoir t'entendre le son de sa voix.
Mais personne ne lui répondit. SAlidor resta un long moment debout, regardant le premier étage avant de se résigner à monter. Il n'y avait alors pas plus dur chemin que celui qu'il faisait maintenant. Chaque marche, chaque pas le ramenait dans son passé.
Il revoyait SAlisaba dans sa robe rose de jeune novicia DI. Il la voyait courir dans les rues de Merido ; et ce premier baisé qu'il lui est volé. Et que dire du premier baisé qu'elle lui est donnée, réalisant les sentiments qui les liaient. Comment ne pas revoir leur union, leur rires dans le lac ou ils allaient nager aux grandes chaleurs, sa joie quand elle lui avait annoncée la venue de leur premier enfant, puis tous les autres, Et les moments de famille ; les premiers pas de SAhu ; les chanson qu'elle chantait à ses petits. Il voyait ses cheveux, ses yeux, sa peau, son sourire, le son de sa voix.
SAlidor passa la porte entrouverte prêt a la voir couché dans leur lit, endormit. Il découvrit son corps étendu sur le sol, ses yeux grand ouvert, sa bouche crispé, son sang maculant sa chemise blanche et baignant dans une flaque de sang qui s'étendait. Dans le creux d'un bras maternelle, reposait sa petite SAliar, les yeux clos, la robe ensanglantée.
Toute une vie se brisa en un souffle de vent et ne laissa que ruine. Salidor tomba à genou, le visage ruisselant de larme.
- Oh non ! - Gémit-il péniblement - Pitié ... rendez-les moi... Pitié ! Désespéré, il plongea son visage dans ses mains.
Ses doigts tentèrent de pénétré dans sa chair pour lui faire oublier la souffrance de son coeur et de son âme. Mais rien ne pouvait le soulageait de la douleur qui le terrassait. Sa bien aimée et son bébé étaient mort. Ses pleures sourds firent place à des sanglots plus audible et SAlidor exprima son chagrin en un cri déchirant qu'entendit chaque voisin. Prostré, il pleura un long moment sans oser s'approcher même du corps de ses deux amours. Il n'entendait plus les pas qui raisonnaient dans les escaliers, ni les cris et les éclats de voix quand les voisins devinrent à leur tour le témoin du massacre. Il sentit à peine les bras qui l'entouraient pour le réconforter ou l'empêcher de s'approcher du corps des deux malheureuses. Perclus de douleur, SAlidor finit toutefois par ce débattre. Dans un dernier soubresaut de volonté il voulait serrer une ultime fois sa femme, son amante, la mère de ces enfants. Une partie de lui et de son coeur. Finalement, on le laissa faire et doucement, se tenant prêt de SAlisaba, SAlidor caressa sa joue effaçant la crispation de son visage qui s'adoucit et retrouva sa beauté d'antan. De ses doigts tremblant il ferma les yeux de SAlisaba. Horriblement ouverts, ils exprimaient malgrès la mort, la frayeur intense qu'elle avait connut à son dernier soupir ; éprouvant certainement bien du chagrin ou la crainte de ce qu'il allait advenir de son enfants.
Douloureusement, il plongeant sa main dans la chevelure de SAlisaba et y enfouis son visage et n'y déversant ses larmes. Elle sentait encore si bon qu'il était impossible de croire que la putride odeur viendrait la salir. Muré dans ce dernier relent de vie, SAlidor se laissa mourir à petit feu, n'ayant ni la force d'être en colère ou d'exiger la moindre vengeance, qu'elle vienne de sa main ou de celles des Dieux et Déesses.
Alors qu'il se laissait agoniser dans les bras de sa compagne encore chaude, un léger babillement l'interpella. Lentement, n'osant y croire SAlidor leva la tête. Malgrès ses yeux embués troublant sa vision, il vit son bébé se redresser et tendre une main pour attrapper une mèche de ses cheveux. Noyé dans sont malheur SAlidor eu un sursaut de vie. Une bouffé d'oxygène, un espoir inimaginable. Il attrapa vivement son bébé et l'ausculta en tout sens pour constater avec soulagement qu'aucune blessure ne la marquait. Il la serra dans ses bras et accueillit avec bonheur sa tiédeur et son doux parfum de rose.
- Tu est vivante.. Ô ma beauté, tu est vivante ! Répéta-t-il dans une longue litanie, la couvrant de caresse et de baisé, la berçant encore et encore aux côtés du corps de SAlisaba.
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Le soleil était haut et le ciel bleu tâché des volutes noir et épaisses qui se dégageait du bûcher. Les embruns d'ordinaires parfumés des fleurs du désert blanc, charriaient désormais l'âcre odeur d'un corps qui se consumait.
Une foule d'anonyme, des membres de la famille, ses enfants, SAlidor et sa dernière née, pleurant dans les bras de son père, rendaient leur dernier hommage à celle que tous désormais appelait SAlisaba "la martyre".
Sa dépouille étendu sur un tas de bois savamment disposé, était enveloppé d'un linceul blanc, brodé par les femmes du clan des SA. Elle avait été recouverte d'une montagne de fleur désormais toutes décrépis sous l'effet de la chaleur. SAlisaba s'en allait dans les flammes, laissant derrière plus d'amour que de haine. Plus de chagrin, que de colère.
"Les pleureuses" pourtant là à ce seule but, ne feignaient pas la tristesse cette fois ; ne se lamentaient pas vainement. La peine était dans toute les âmes voyant la dernière étincelle de liberté leur être arraché par l'assassinat d'une mère.
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Plongé dans le noir, SAlidor restait allongé sur le lit. La place qui ce trouvait à ses cotés était vide désormais. Cette nuit, Il ne verrait pas les yeux de SAlisaba ce poser sur lui tandis qu'elle se couchait à ses cotés. Il ne sentirait pas son corps se blottir contre le sien, cherchant un peu de tendresse. Doucement, SAlidor posa sa main la joue de son tendre amour, mais il ne rencontra que la soie de l'oreiller. Il chercha son parfum dans la chambre et ne sentit que celui de son sang qui nourrissait encore l'air de la pièce. Il chercha à entendre le son de sa voix lui disant " je t'aime" et tout ce qu'il entendait était les pleures incessant de SAliar qui piqué une colère monstrueuse dans son berceau sans se calmer.
Abrutit par les braillement, SAlidor plaqua ses mains sur ses oreilles et enfouis son visage dans les draps de SAlisaba. Mais rien ne soulageait son c½ur et ne faisait cesser l'agacement qui le submergeait un peu plus. Ne tenant plus. SAlidor se leva précipitamment.
- Tais toi ! TAIS TOI ! Vociféra-t-il plus fort encore en menaçant du doigt le bébé qui hurla de plus belle.
SAlidor arpenta la pièce, cherchant le moyen de la faire taire.
"Si seulement elle était morte avec sa mère il n'aura pas a supporter ses cris" pensa-t-il.
Brutalement, SAlidor se figea. Son visage se contracta et les larmes coulèrent de nouveau. Mais plus pour la même raison cette fois. Le chagrin avait ourdit dans son c½ur de bien sombre pensée et la honte l'envahit pour mieux le punir encore. SAlidor se voyait devenir fou, comment un seule instant il pouvait imaginer la mort de SAliar, alors qu'il repassait dans sa tête ce qui avait du arrivait dans cette pièce. Comment l'assassin de sa compagne avait dû la poignarder. Avec délectation il avait du s'approcher de sa fille et essuyer la lame de son poignard rouge du sang de sa mère, sur sa robe immaculé. Ce même assassin qui avait du prendre dans ses bras son bébé pour le mettre dans ceux de sa mère morte. Une macabre mise en scène dont il avait du se repétre.
SAlidor se retourna et observa SAliar. Son bébé était assis, se cachant en parti de la colère de son père en se terrant derrière le voile de son berceau qu'elle gardait entre ses petit doigts crispé. Elle sanglotait en poussant de petite gémissement sortis de sa gorge comprimé par l'angoisse. Entre les pans du dai, il pouvait voir son visage bouffis, rouge, ses yeux gonflés par ce qu'il avait libéré de tristesse.
- Pardon, parvint à dire SAlidor entre deux appels d'air qui ne calmaient pas la boule qui entraver ses entrailles.
Doucement, il s'approcha du berceau et pris dans ses bras son bébé, qui sur l'instant eu un cri de frayeur. Cette peur, fit plus mal encore à SAlidor qui serra SAliar dans ses bras.
- Pardon, pardon, murmurait-il a l'oreille de son enfant qui se calmait et se blottissait dans ses bras, tenant entre ses doigts nerveux, le fin tissu de sa chemise.
SAlidor berça son bébé en lui chantant sa chanson, tout en s'approchant de la fenêtre. Le son de sa voix, d'abord hésitant, se fit plus serein, plus doux. Humant le parfum de son bébé, SAlidor se détendit et contempla la lune. Il se décontracta en caressant de son doigt de petit creux dans la nuque de SAliar. Un peut coin qu'il affectionné tant.
- Regarde la lune SAliar - SAlidor repositionna sa fille pour qu'elle puisse contempler l'astre nocturne - Regarde comme elle est belle ce soir.
La tête contre le torse de son père, un pouce dans la bouche, SAliar se rassérénait et profita de la douceur retrouvait. SAlidor repris sa comptine. SAlisaba n'était plus, mais il lui restait leurs enfants et le dernier cadeau de sa compagne tant aimé : SAliar.




